mardi, juin 16, 2026
AccueilActualitésGuerre au Moyen-Orient : qui était Florian Gillet, militaire du 8e RPIMa...

Guerre au Moyen-Orient : qui était Florian Gillet, militaire du 8e RPIMa de Castres, mort en mission au Liban


#Guerre #MoyenOrient #qui #était #Florian #Gillet #militaire #RPIMa #Castres #mort #mission #Liban



l’essentiel
Un soldat du 8e RPIMa est mort en opération au Liban, victime d’un tir accidentel. Âgé de 21 ans, Florian Gillet servait depuis 2024 au régiment castrais, où il s’était rapidement distingué. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce militaire fauché dans la force de l’âge. 

Le 8e RPIMa a été touché par un drame et, avec lui, toute la ville de Castres, très attachée à son régiment d’élite. Ce mercredi 10 juin, Florian Gillet, 21 ans, soldat de 1re classe qui servait au sein du « 8 », est mort en opération dans l’accomplissement de sa mission. 

Déployé au Liban depuis le 1er juin 2026 en qualité d’aide-moniteur de combat d’infanterie, il participait à une mission de partenariat militaire opérationnel au profit des forces armées libanaises au sein du détachement de partenariat militaire opérationnel (DPMO) de Saliyeh. « Au cours de cette opération, il a été atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d’un entraînement », indique le ministère des Armées dans un communiqué. Pris en charge rapidement par les secours présents sur place, il a reçu les premiers soins avant d’être évacué vers l’hôpital le plus proche. « Malheureusement, il a succombé à ses blessures », précise le communiqué. 

À lire aussi :
Guerre au Moyen-Orient : un soldat français du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres est mort au Liban, atteint par un tir accidentel

Né le 1er mars 2005 à Viriat, dans le département de l’Ain, Florian Gillet, célibataire et sans enfant, s’était engagé le 1er octobre 2024 au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres. Dès son arrivée, il s’était investi pleinement dans sa formation générale initiale, puis dans sa formation technique de spécialité infanterie, au cours desquelles il avait obtenu d’excellents résultats. Breveté parachutiste en 2025, il avait intégré la 4e compagnie en tant que fantassin. « Durant son parcours, il s’est distingué par son engagement, sa détermination et son excellent état d’esprit, qualités qui lui ont valu d’être élevé à la distinction de soldat de 1re classe le 1er avril 2025 », précisait sa hiérarchie.

« Si jeune, c’est terrible »

La ministre des Armées, Catherine Vautrin, s’est dite « profondément attristée par la mort accidentelle » du jeune soldat. Et d’ajouter : « Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes ». Dans son communiqué, le chef d’état-major des armées, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, a adressé ses condoléances à la famille et aux proches du militaire. « Ses pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes, ainsi que tous ses proches », expliquait le communiqué.

« 21 ans, un âge où l’on devrait avoir la vie devant soi. Il avait choisi de servir la France, avec ce que cela suppose de courage, d’engagement et de sens du devoir », s’est attristée pour sa part Carole Delga, qui adressait ses pensées « à la famille de ce jeune parachutiste, à ses proches et à ses frères d’armes ».

Le président du département du Tarn, Christophe Ramond, a fait part de sa « profonde émotion ». « Florian Gillet accomplissait avec courage et professionnalisme la mission qui lui avait été confiée. Son décès rappelle avec force l’engagement quotidien de nos militaires, parfois au péril de leur vie, pour défendre les intérêts de notre pays, contribuer à la stabilité internationale et porter les valeurs de la France au-delà de nos frontières. Le 8e RPIMa est une fierté pour notre département. Avec lui, aujourd’hui, nous sommes en deuil », a-t-il réagi. 

L’annonce de la mort de ce soldat castrais a également provoqué une vague d’émotion, notamment dans la sous-préfecture tarnaise et sa région où de nombreux anciens du « 8 » ont décidé de s’installer après leur carrière. « Si jeune, c’est terrible », réagit une Castraise. Les pensées des habitants vont aussi forcément à sa famille, mais également « à ses frères d’armes » du régiment sud-tarnais. « Que Saint-Michel veille sur toi, frérot », commente un ancien du régiment. Un décès accidentel qui suscite aussi des questions. « Comment cela a pu arriver avec toutes les mesures de sécurité ? », s’interroge ce Tarnais.  

Le 8e RPIMa et la ville de Castres avaient déjà été terriblement marqués le 18 août 2008 lorsque dix soldats français, dont huit issus du régiment castrais, étaient morts dans une embuscade tendue par les talibans dans la vallée d’Uzbin, en Afghanistan. 



2026-06-10 19:36:53

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments