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Vaincue logiquement 2 à 0 par son meilleur ennemi, l’Espagne, la France doit dire adieu, mardi 14 juillet, à son rêve de troisième étoile. Et vite se remobiliser pour la médaille de bronze, à Miami, samedi soir (coup d’envoi à 23h, heure française). Radioscopie des performances individuelles.
Auteurs d’une entame plutôt rassurante, les Tricolores vont perdre le pied suite à l’ouverture du score ibérique sur penalty à la mi-temps de la première période (0-1, 22e). Avant de se faire tourner en bourrique lors de la seconde, qui scellera le score dès l’heure de jeu (0-2, 58e). Qui a fauté ? Qui, au contraire, a pu briller ? La Dépêche sort le carnet de notes, côté français.
Maignan (4/10). Excellent dans son jeu au pied pour trouver un partenaire libre dans l’entrejeu (7, 12, 19) – en dehors d’un dégagement raté du pied gauche (38), il ne peut rien sur le penalty d’Oyarzabal, remarquablement exécuté (0-1, 22e). Ni sur le but du break, fusillé de près par Porro (0-2, 58e). Voire celui de Yamal, refusé pour hors-jeu (61). Sinon, pas un arrêt à effectuer en première période. Par la suite, tacle encore pour éviter le corner sur une passe d’Upamecano (53).
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Koundé (5). Entame prudente mais appliquée du Barcelonais. Qui s’est « dévergondé » au fur et à mesure – il est vrai qu’il avait fort à faire pour sécuriser son couloir occupé souvent concomitamment par et Baena et Cucurella. Il manque 50cm à Mbappé pour convertir son centre au cordeau et rentrer aux vestiaires dos à dos (45+2).
Upamecano (5,5). Le roc. Une prestation dans la lignée de son Mondial : autoritaire, le central bavarois. Dès le début, il marqua de son empreinte la partie en intervenant avec à-propos devant Oyarzabal (2) ; il couvre également à merveille devant Cucurella, obtenant la sortie de but (18).
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Saliba (non noté). Sa sortie, s’asseyant dans sa moitié de terrain, fut une surprise car le Gunner n’avait pas manifesté de signes avant-coureurs. Las, on comprit vite que cétait terminé pour lui – rattrapé par son récurrent mal de dos. Remplacé par LACROIX (30e ; noté : 5), qui étrennait ainsi sa 6e sélection. De suite dans le bain, de suite rassurant, de suite relançant façon Monsieur Propre (33, 39).
Digne (3). Quoi qu’il ait fait avant ou après, on retiendra de l’ex-futur gaucher parisien sa faute engendrant le penalty (21). Il négocie mal un long centre avec rebond (surtout) de Cucurella : après son amortie de la tête, dos au but, le latéral s’apprête à dégager alors que Yamal surgit et va au contact ; le joueur d’Aston Villa donne ainsi un coup de pied dans les jambes de l’attaquant ibérique et non dans le ballon! Remplacé par T. HERNANDEZ (72e), bon centre (80) et dédoublement saignant (83).
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Tchouaméni (4,5). Deschamps loue son apport pour équilibrer le milieu du terrain français, qui honorait sa 50e cape à l’occasion. On s’en est encore rendu compte hier, quand bien même nous l’avons trouvé positionné trop bas par intermittence.
Rabiot (6). Quelle première de-mi-heure, en dépit d’un avertissement récolté pour semelle sur Olmo (9) mais qui entraînera sa sortie à la pause ! Le Duc a récupéré un nombre incalculable de ballons dans les pieds adverses. Remplacé, donc, par KONÉ (mt ; noté : 5), auteur d’un service fuyant qui ne trouve personne au début du temps additionnel (90+1).
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Dembélé (5). Le Ballon d’or a perdu beaucoup de munitions par rapport à ce qu’il nous régale d’accoutumée (8 pour commencer). Trouve les gants de Simon à deux reprises (!) dans les arrêts de jeu (90+5, 90+7).
Olise (4). Pris, doublement souvent, par les Espagnols qui ne s’y sont pas trompés. Et n’auront pas ménagé la pépite tricolore. Une fois de plus – on ne s’en lasse pas, on ne s’en lassera jamais –, on se sera délectés de ses déviations douces et subtiles afin d’orienter au mieux la manœuvre (8, 12). Remplacé par CHERKI (72e), petite louche du désespoir (86).
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Barcola (5,5). Préféré à son pote de club Doué, l’ailier vif-argent a très bien démarré. En témoigne un rush dont il a le secret qui se débarrasse de Porro avant de buter sur Cubarsi (6). Autre prise d’initiative qui aurait mérité meilleur sort (36). Remplacé par DOUÉ (57e), qui frappe sur Simon parti à l’aventure (81).
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Mbappé (5). Le « 3 sur 1 ». Les Sang et Or avaient opté pour un muselage en règle du « phénomène », 21e match de phases finales en Coupe du monde au passage (un de plus que Lloris) : forcément, un nouveau record pour un joueur français. Deux petites actions seulement à se mettre sous les crampons : devancé par Simon sur une ouverture de Rabiot (42), débordement qui termine dans les gants de ce même Simon (65). Avant une véritable occasion de scorer et un tir tendu qui fuse au ras de la base du montant gauche de la cage de l’Espagne (67). Coup franc de la dernière chance au-dessus (89). Entretemps, carton jaune de frustration sur Simon (86).
2026-07-14 22:13:32
