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Passé notamment par le Real Madrid, l’AC Milan, Manchester City mais aussi par la prestigieuse sélection brésilienne, le joueur est incarcété depuis mars 2024 et purge actuellement une peine de 9 ans de prison
L’affaire Robinho connaît un nouveau tournant judiciaire. Ce lundi 1er septembre, la Cour suprême brésilienne a rejeté, à la majorité des voix, le recours déposé par la défense de l’ancien attaquant international, condamné à neuf ans de prison pour viol collectif. Une décision qui maintient derrière les barreaux celui qui fut l’un des plus grands joueurs du football brésilien.
Âgé de 41 ans, Robson de Souza, dit Robinho, est incarcéré depuis mars 2024 dans la prison de Tremembé, située à 150 kilomètres de São Paulo. Sa condamnation remonte à des faits survenus en 2013, lorsqu’il évoluait à l’AC Milan. Cette année-là, une jeune Albanaise de 23 ans avait été victime d’un viol en réunion dans une boîte de nuit de Milan. En 2017, la justice italienne avait reconnu l’ancien joueur coupable. Sa peine avait ensuite été confirmée par la Cour de cassation en janvier 2022, rendant la sentence définitive.
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De retour au Brésil lors de son procès, Robinho avait échappé à une extradition. La Constitution brésilienne interdit en effet de livrer ses ressortissants à la justice étrangère.
L’Italie avait alors sollicité que la peine soit purgée sur le sol brésilien, une requête acceptée par le Tribunal supérieur de justice (STJ) de Brasilia. L’ancien joueur du Real Madrid et de Manchester City s’était livré aux autorités, tout en multipliant les recours pour tenter d’annuler sa condamnation.
Lundi, la Cour suprême a balayé une nouvelle tentative de sa défense. Ses avocats contestaient la procédure ayant validé le transfert de la peine en invoquant une divergence d’interprétation de la loi sur l’immigration entre l’Italie et le Brésil.
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Un argument jugé infondé par le juge Luiz Fux : « Il ne s’agissait pas d’éclaircir une décision, mais bien de renverser le verdict », a-t-il estimé. Déjà en novembre dernier, la plus haute juridiction du pays avait confirmé la validité de l’exécution de la peine au Brésil.
Malgré la fermeté de la justice, Robinho continue de se dire innocent. Depuis le début, il dénonce une condamnation « entachée de racisme » et assure avoir été victime d’un procès biaisé. Ces affirmations n’ont jamais infléchi les différentes juridictions italiennes et brésiliennes, qui considèrent le dossier clos.
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Pour l’ancien prodige révélé à Santos avant de rejoindre l’Europe en 2005, la chute est brutale. Présenté comme l’héritier de Pelé, Robinho avait connu un parcours prestigieux, portant le maillot du Real Madrid, de Manchester City, du Milan AC et de la sélection brésilienne à 100 reprises. Son image est désormais irrémédiablement associée à ce scandale judiciaire, qui l’a rattrapé bien après la fin de sa carrière.
À Tremembé, établissement connu pour accueillir plusieurs détenus célèbres, Robinho devrait donc purger la quasi-totalité de sa peine de neuf ans. Ses avocats n’excluent toutefois pas de nouveaux recours.
2025-09-02 08:13:19
