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Alors que le blocus du détroit d’Ormuz asphyxie l’économie iranienne, Donald Trump fait face à l’échéance fatidique du « War Powers Act » ce vendredi 1er mai. Pressé par ce délai légal et un Capitole fracturé, le président américain pourrait être tenté de lancer une offensive aérienne majeure dans les prochaines heures pour forcer la décision.
Du blocus du détroit d’Ormuz aux menaces de Donald Trump sur les réseaux sociaux, le conflit en Iran et plus globalement au Moyen-Orient entre vraisemblablement dans une phase critique. Le locataire de la Maison Blanche n’a cessé ces dernières heures de souffler le froid et le chaud. Ce mercredi, le président américain évoquait un blocus de « plusieurs mois » du détroit d’Ormuz, auprès de patrons du secteur pétrolier : le magnat américain jugeait que cette stratégie était aujourd’hui « plus efficace que les bombardements ».
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Selon le Pentagone, plus de 40 pétroliers (pouvant transporter un total de 69 millions de barils) sont actuellement immobilisés, privant Téhéran de 6 milliards de dollars de revenus. « Ils étouffent comme un porc à la broche, et ça va empirer pour eux », commentait le magnat américain.
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Reste que Donald Trump envisage toujours de nouvelles frappes sur Téhéran : « Il se peut que nous devions mettre fin au cessez-le-feu » a soufflé président américain à un correspondant de FoxNews, ce jeudi.
Le chef d’État est aussi pressé par le temps. D’abord parce que le « War Powers Act » arrive à son terme, ce vendredi 1er mai. Selon la loi sur les pouvoirs de guerre de 1973, le président dispose de 60 jours pour mener des hostilités, sans avoir besoin de l’aval du Congrès. Or, la fenêtre se referme ce vendredi pour le président américain. Sans une déclaration de guerre officielle ou une prolongation de l’intervention armée votée par le Congrès, Donald Trump est censé cesser les hostilités. L’administration Trump se passerait volontiers de l’aval du Capitole, alors que Pete Hegseth, le secrétaire américain à la Défense, a eu le plus grand mal ce mercredi à défendre l’intervention des forces armées américaines en Iran, estimée pour l’heure à 25 milliards de dollars.
Un Congrès américain fracturé
De quoi pousser le président américain à lancer une nouvelle offensive dans les heures qui viennent ? Ce jeudi 30 avril, le chef d’État s’est montré discret sur cette alternative. Selon nos confrères du média The Independent, Donald Trump devait s’entretenir ce jeudi avec l’amiral Brad Cooper (CENTCOM) sur des plans d’actions militaires renforcés. Trois stratégies ont été proposées :
- Une vague de « frappes courtes et puissantes »
- Un raid sur le détroit d’Ormuz pour lever le blocage iranien
- Un raid terrestre pour « sécuriser l’uranium enrichi ».
Donald Trump maintenait ce jeudi soir que les États-Unis obtiendront les stocks d’uranium enrichi de l’Iran « d’une manière ou d’une autre » : « soit ils nous le donneront, soit nous le prendrons », a évoqué le chef d’État.
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Au sein du Congrès, quelques Républicains modérés commencent à s’inquiéter de la durée du conflit. Plusieurs d’entre eux suggèrent que Donald Trump s’appuie sur une clause spécifique dédiée au retrait des troupes, lui permettant entre autres de poursuivre ses opérations au Moyen-Orient. La journée de ce 1er mai sera décisive pour la suite de la guerre.
2026-04-30 21:24:20
