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Quarante ans de vie politique avant d’être appelé à Matignon pour succéder à l’éphémère gouvernement Barnier. Nommé le 13 décembre 2024 Premier ministre, François Bayrou est parvenu à survivre à une assemblée sans majorité près de neuf mois avant finalement de – très probablement – tomber ce 8 septembre sur un vote de confiance qu’il a lui-même appelé.
Près de 300 jours marqués par sept motions de censure et qui vont de son arrivée à Matignon au vote du budget 2025 jusqu’à « l’affaire Bétharram », en passant par l’échec du conclave sur les retraites. En cinq dates marquantes, 20 Minutes revient sur le parcours de Bayrou comme Premier ministre.
23 décembre 2024 – L’annonce de son gouvernement
Le 23 décembre 2024, dix jours après sa nomination par Emmanuel Macron, François Bayrou présente son équipe gouvernementale de la sorte : « Ce gouvernement est celui du rassemblement, de la responsabilité et de la vérité ».
Trente-cinq ministres et ministres délégués, la parité homme/femme (en incluant Bayrou et pas en valeur de poste) et quelques surprises, parmi lesquelles le retour inattendu de Manuel Valls aux Outre-mer, un premier poste de gouvernement pour Bruno Retailleau, ou encore la persistance de Gérald Darmanin, nommé garde des Sceaux et au gouvernement sans discontinuer depuis 2017.
14 janvier 2025 – Un discours sans confiance
Premier grand rendez-vous à l’Assemblée nationale pour François Bayrou, qui détaille sa feuille de route budgétaire. Mais il surprend en renonçant au traditionnel vote de confiance et une première motion de censure est rapidement déposée et rejetée.
« Je ne demanderai pas votre confiance aujourd’hui, car je la gagnerai demain par mes actes », expliquait-il alors aux parlementaires. Pari (très certainement) perdu mais qui lui a sans doute permis de faire adopter un budget pour l’année 2025 par l’usage de l’article 49.3.
14 mai 2025 – La tache de « Bétharram »
Elle couvait depuis sa nomination comme Premier ministre et les révélations de Mediapart. Mais c’est à la sortie de l’hiver que l’« affaire Bétharram », établissement scolaire catholique privé de la région de Pau avec lequel il a des liens, vient sérieusement mettre en difficulté François Bayrou. Il avait d’abord affirmé face aux parlementaires n’avoir « jamais été informé de quoi que ce soit, de violences, a fortiori sexuelles, jamais ».
Une version amendée en commission d’enquête le 14 mai 2025 en « je n’en ai eu connaissance que par la presse », qui lui fait tenir sa ligne de défense mais jette, au mieux, le scepticisme sur son honnêteté vis-à-vis de ses responsabilités dans cette affaire.
17 juin 2025 – Le conclave sur les retraites dans l’impasse
Ce devait être une négociation « sans totem ni tabou », pas même sur le « retour de la retraite à la 62 ans ». Mais jamais la fumée blanche ne vint à la sortie des réunions entre syndicats de travailleurs et organisations patronales. Pire encore, le Premier ministre finissait par se dédire au mois de mars, affirmant qu’un retour à la retraite à 62 ans, n’était pas possible.
Finalement, après quatre mois de réunions infructueuses, le conclave s’est achevé fin juin sans avancée aucune. « J’ai tendu la main, j’ai écouté, mais il arrive un moment où il faut décider », avait tranché Bayrou le 17 juin, assumant la fin du processus.
15 juillet 2025 – Austérité et fatals jours fériés
La France plongeait dans l’été et les vacances et François Bayrou dégainait son plan d’austérité. Dans un discours prononcé le 15 juillet, le Premier ministre a avancé ses mesures pour parvenir à un plan d’économie de 44 milliards d’euros sur le budget 2026. Au menu : suppression de deux jours fériés, année blanche et hausse de certaines contributions sur fond de danger mortel de la dette.
L’annonce déclenche aussitôt des annonces de censures à l’Assemblée et une contestation qui prend de l’ampleur et s’organise jusqu’à se regrouper plus ou moins sous la bannière « Bloquons Tout le 10 septembre ».
Le 25 août, François Bayrou annonce convoquer ce lundi 8 septembre les parlementaires en session extraordinaire pour un vote de confiance, qu’il s’apprête à perdre. Non sans avoir auparavant prononcé son homélie, sur le plateau de TF1, le mercredi 27 août, poursuivant son discours sur la dette : « Tout ça pour le confort de certains partis politique et des boomers comme on dit, qui considère, que de ce point de vue là, ma foi, tout va très bien ».
2025-09-08 14:00:47
