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Un ancien néonazi condamné à 18 mois pour incitation à la haine demande son incarcération dans une prison pour femme après avoir changé de sexe à l’état civil. La justice allemande doit statuer sous quinze jours.
Vive polémique en Allemagne : Sven Liebich, un Allemand connu de la justice pour avoir participé à des rassemblements d’extrême droite néonazie va intégrer une prison pour femmes. Le criminel avait changé de sexe à l’état civil, officiellement, son genre est donc féminin.
Celui qui défilait autrefois en uniforme nazi a su profiter d’une réforme portée par l’ancien chancelier Olaf Scholz, permettant de modifier son état civil par simple déclaration.
En juillet 2023, il a été condamné à 18 mois pour diffamation et incitation à la haine, et cette année, son ultime recours a été rejeté.
Provocation ou réelle démarche ?
Condamné en 2023 à 18 mois de prison pour diffamation et incitation à la haine, l’ex-chef de groupuscule d’extrême droite, aujourd’hui enregistré sous le nom de Marla-Svenja, multiplie les coups d’éclat. À son audience, il s’est présenté en perruque blonde, vêtue d’un imprimé léopard, rouge à lèvres vif et sac à main à chaînette. Un numéro qui a surpris jusque dans l’enceinte du tribunal.
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Ironie de l’histoire : celui qui qualifiait les personnes transgenres de « parasites » ou de « tapettes » se revendique aujourd’hui comme tel. Mais, selon ses proches, il ne s’agirait que d’une mise en scène pour ridiculiser la loi sur le changement de genre, honnie par l’extrême droite. De plus, « selon les défenseurs des droits des minorités sexuelles, Liebich souhaite bénéficier des conditions de détention plus favorables des prisons pour femme », écrit le magazine Elle.
Une réforme qui fait débat
L’extrême droite s’est emparée de l’affaire, dénonçant un « effet pervers » et soulignant les limites du texte autorisant la transition de genre sur simple déclaration, un dispositif qu’ils jugent trop laxiste.
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À l’opposé, la gauche défend farouchement la réforme et accuse l’ex-néonazi de manipuler l’opinion. Parmi les voix les plus fortes, celle de l’écologiste Valérie Wilms, élue transgenre, qui fustige « une caricature honteuse visant à salir les minorités ».
Une décision attendue sous 15 jours
Coincée entre ces deux camps, la droite au pouvoir tente de calmer le jeu. Le ministère fédéral de la Justice a déjà fait savoir qu’il préférait maintenir Liebich en détention masculine, tout en envisageant des garde-fous supplémentaires. Parmi les pistes avancées : imposer une expertise médicale ou psychologique avant toute demande de changement de genre pour les détenus.
La justice allemande doit désormais trancher. La requête de Liebich sera étudiée dans les quinze prochains jours.
2025-08-22 16:09:03
