vendredi, juin 26, 2026
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ChatGPT visé par une enquête criminelle après une tuerie sur un campus de Floride


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C’est une première aux Etats-Unis. Le procureur général de Floride, James Uthmeier, a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle visant OpenAI et son interface ChatGPT, dans le cadre de la fusillade survenue en avril 2025 à l’université Florida State. L’attaque, perpétrée par Phoenix Ikner, étudiant de 20 ans, avait fait deux morts et six blessés sur le campus. Les autorités s’intéressent désormais aux échanges entre le suspect et le robot conversationnel avant le passage à l’acte.

Selon les éléments recueillis, le tireur aurait interrogé ChatGPT sur des aspects liés aux armes, aux munitions et aux moments propices pour maximiser l’impact de l’attaque. Lors d’une conférence de presse, James Uthmeier a déclaré que ChatGPT avait « donné des indications significatives au tireur avant qu’il ne commette ce crime haineux ». « Mes enquêteurs m’ont dit que si cette chose de l’autre côté de l’écran (ChatGPT) était une personne, nous l’inculperions pour homicide », a-t-il encore précisé.

« Un territoire juridique inédit »

D’après des informations obtenues par The New York Times, le suspect aurait également demandé comment le pays réagirait à une fusillade sur le campus et quels étaient les moments de forte affluence au sein de l’université. Le procureur a précisé que cette procédure marque un tournant, passant d’une enquête civile à une investigation pénale, tout en reconnaissant que poursuivre une entreprise sur ce terrain constitue « un territoire juridique inédit ».

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De son côté, OpenAI a contesté toute responsabilité, affirmant que « ChatGPT (n’était) pas responsable de ce crime affreux » et que l’outil avait fourni uniquement des « réponses factuelles ». L’entreprise indique coopérer avec les autorités et rappelle travailler à renforcer ses mécanismes pour « détecter une intention dangereuse » et « répondre de manière appropriée ». L’enquête en cours n’exclut pas d’éventuelles poursuites et pourrait inclure l’examen des pratiques internes et des politiques de sécurité de la société.

En janvier, Google et Character.AI ont conclu des accords amiables avec des familles accusant des robots conversationnels de nuire à des mineurs et d’avoir poussé l’un d’entre eux à mettre fin à ses jours.



2026-04-21 19:12:55

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