dimanche, mai 10, 2026
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Cette solution (miracle) pour réduire les bouchons au permis de conduire


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Des délais longs, très longs. Si vous avez le malheur de rater l’examen du permis de conduire une première fois, vous risquez d’attendre environ 80 jours en France pour avoir une deuxième chance, soit près du double des 45 jours fixés par la loi Macron de 2015. Une situation qui conduit à un embouteillage des demandes. En 2024, 919.000 permis B ont été délivrés, laissant plus de 200.000 candidats en attente, ce qui n’inclut pas les candidats cumulés depuis 2019.

Situation rare : les organisations patronales d’autos-écoles et le principal syndicat des inspecteurs de permis de conduire ont décidé de faire pression ensemble auprès du gouvernement. Lors d’une conférence de presse, mercredi, ils ont soutenu une mesure phare, l’embauche de 150 inspecteurs et 20 délégués supplémentaires en 2026. Cette mesure permettrait d’accroître la capacité d’examen, de permettre aux recalés de passer le permis plus rapidement et de rapprocher le nombre d’inscrits de celui des lauréats, plaident-ils.

Dix recrutements budgétés en 2026

« C’est une hausse de 12 % des effectifs, une goutte d’eau, défend Philippe Destarkeet, secrétaire général Snica-FO, et inspecteur du permis de conduire. Avec ces recrutements, les délais vont diminuer. » La France compte 1.250 inspecteurs, qui depuis 2019 ont géré une hausse des demandes de 15 % à effectif constant, rappelle-t-il. Dans le projet de loi de finances 2026, un amendement des Républicains en faveur de cette mesure estimait le coût des embauches à 5 millions d’euros.

Il est finalement tombé avec le passage en force du budget et l’utilisation du 49.3 en janvier pour faire passer la copie du gouvernement, qui ne prévoit le recrutement que de dix inspecteurs en 2026. En 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait annoncé un recrutement de 100 inspecteurs sur quatre ans. « En septembre, on a bien eu une confirmation qu’il n’y a eu que 53 recrutements sur ce budget, indique Christelle Oberholz, présidente de l’Unidec, syndicat des autos-écoles. On demande à l’Etat d’aller récupérer ces budgets alloués au recrutement d’inspecteurs et de les utiliser. »

« Une réelle urgence »

En Ille-et-Vilaine, Nicolas Boisseau, responsable des autos-écoles Erasmus, à Rennes et Vitré, explique que ces délais stressent les jeunes. « Ils se disent que s’ils le ratent, ils ne pourront pas le repasser avant un moment, souligne-t-il. Ils ont peur de ne pas l’avoir pour l’été ou la rentrée. Ils appréhendent. » D’autant que le taux de réussite au permis lors du premier examen est de 58 %, il grimpe à 75 % si le candidat est passé par la filière conduite accompagnée.

En raison du délai de formation des inspecteurs, qui dure six à huit mois, « il y a une réelle urgence à prendre des décisions, alerte Benjamin Panis, président de l’Unic, syndicat des exploitants d’écoles de conduite. Des solutions sont possibles, mais personne ne prend les mesures nécessaires, c’est-à-dire l’embauche des inspecteurs au permis de conduire et l’augmentation du niveau de compétence des candidats, des éléments qui sont profondément ancrés dans la Sécurité routière. »

Un enjeu de Sécurité routière

Car pour les acteurs de l’apprentissage de la conduite, il y a là aussi un enjeu de Sécurité routière, alors que la mortalité sur les routes est en hausse de 6 % en 2025, selon le bilan provisoire du ministère de l’Intérieur. Ainsi, 3.513 personnes ont été tuées en France l’année dernière, les jeunes adultes de 18-24 ans étant la population la plus à risque.

Pour les représentants des autos-écoles et inspecteurs, le socle minimal de formation doit être porté à 28 heures, en se calant sur le nombre d’heures minimal obligatoire en conduite accompagnée. Fixé en 1990, le plancher réglementaire de 20 heures pour passer le permis, est insuffisant et ne correspond plus à la circulation actuelle, qui s’est complexifiée. Cette formation renforcée améliorerait la réussite dès la première présentation et limiterait le nombre de demandes de places en examen, défendent-ils.

« Il faut que le prix d’appel soit aussi cohérent avec la réalité de la formation et que les gens ne soient pas dans la surprise parce qu’ils ne pensent payer que 20 heures », souligne Lorenzo Lefevre, vice-président du syndicat Mobilians. Certains candidats vont en effet demander à passer le permis au bout des 20 heures alors qu’ils ne sont pas prêts. Cette situation d’échecs à l’examen augmentera au final le coût du permis avec le repassage et les heures supplémentaires.



2026-03-05 11:55:40

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