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L’administration de Donald Trump a franchi, lundi, une nouvelle étape dans la normalisation de ses relations avec la Syrie en retirant le pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Damas y figurait depuis 47 ans. Cette décision s’inscrit dans la levée progressive des sanctions américaines engagée après la chute du dictateur Bachar al-Assad, en décembre 2024.
Les Etats-Unis avaient annoncé dès le début du mois de juillet leur intention de mettre fin à cette désignation, qui constituait notamment un frein aux investissements en Syrie. Depuis 2025, plusieurs pays occidentaux ont également allégé ou supprimé leurs sanctions contre Damas, dont le Canada et le Royaume-Uni. L’Union européenne avait levé les siennes en mai 2025.
Plusieurs organisations retirées de la liste
Les autorités américaines ont parallèlement retiré Hayat Tahrir al-Sham (HTS) de leur liste des principaux groupes et individus considérés comme « terroristes ». L’organisation, auparavant connue sous le nom de Front al-Nosra, avait été dirigée par l’actuel président syrien Ahmad al-Chareh. Ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, elle avait annoncé rompre ses liens avec le réseau en 2016 avant de devenir HTS.
Après son arrivée au pouvoir en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution des groupes armés ayant participé au renversement de Bachar al-Assad, parmi lesquels sa propre formation. Lundi, le Trésor américain a également supprimé HTS de sa liste des personnes et entités soumises à des sanctions, la SDN List.
La Syrie salue la décision américaine
« Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses », a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent. Selon lui, « les décisions prises aujourd’hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique » du pays.
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A Damas, le gouverneur de la Banque centrale de Syrie, Safwat Raslan, a salué cette évolution, estimant que « la fin de la désignation de la Syrie comme Etat soutenant le terrorisme est une « étape historique » qui permet au pays de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial ». Il a ajouté que la Banque centrale travaillait à « bâtir un système financier moderne et fiable ».
2026-08-24 20:16:34
