dimanche, mai 10, 2026
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ce que Sébastien Lecornu a déjà acté… et les incertitudes à trancher


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Sébastien Lecornu attaque ce lundi une semaine décisive, au cours de laquelle il doit dévoiler son gouvernement, et trouver la clé d’une équation politique et budgétaire complexe s’il veut éviter la censure. Ce qui est sûr, concernant son projet de budget pour 2026, c’est que le calendrier est serré. Dans une interview au Parisien vendredi, le Premier ministre assure toutefois qu’il le présentera « en temps et en heure ». Avant d’arriver au Parlement, le texte, appelé projet de loi de finances (PLF), doit être présenté en conseil des ministres et être au préalable examiné par le Conseil d’État et le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), ce dernier devant être saisi pour le 1er octobre, selon Bercy et le HCFP. Le PLF est censé être présenté au conseil des ministres « avant le premier mardi d’octobre », c’est-à-dire avant le 7, et déposé à l’Assemblée nationale « au plus tard le 13 octobre » pour que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.

Il n’est toutefois pas impossible que la présentation des textes budgétaires en conseil des ministres soit concomitante à leur transmission à l’Assemblée. Si le Parlement ne s’est pas prononcé à l’issue du délai de 70 jours, le PLF peut être mis en vigueur par ordonnances. Une fois votée, la loi de finances doit encore être promulguée et publiée au Journal officiel au plus tard le 31 décembre. À défaut, une loi spéciale reconduirait les crédits de 2025 à l’identique au début de 2026.

Ses premières pistes

Sur le contenu du budget, Sébastien Lecornu compte laisser les coudées franches au Parlement : c’est lui « qui définira le budget de la Nation », a-t-il dit, souhaitant y voir émerger « des compromis ». Mais si le Premier ministre a dit vouloir partir « d’une feuille blanche » par rapport à la copie préparée par son prédécesseur François Bayrou, ses premières orientations semblent bien s’en inspirer, quoiqu’encore floues.

Sébastien Lecornu souhaite ramener le déficit public « aux alentours » de 4,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, un objectif peu éloigné des 4,6 % que visait François Bayrou, après 5,4 % attendus en 2025. Il confirme aussi la cible d’un déficit de maximum  % du PIB en 2029. Comment compte-t-il y parvenir ? La priorité irait à « la réduction des dépenses », notamment une diminution de six milliards d’euros du « train de vie » de l’État et « une meilleure maîtrise des dépenses sociales et des collectivités locales ». Dans le même temps, Sébastien Lecornu rejette l’idée d’un « budget d’austérité et de régression sociale »: six milliards d’euros supplémentaires seront consacrés aux retraites l’an prochain, et cinq milliards à la santé.

« Certains impôts augmenteront, mais d’autres diminueront »

Rétablir l’impôt sur la fortune (ISF), remplacé en 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI)? Instaurer la taxe Zucman réclamée par la gauche pour taxer à 2 % minimum les patrimoines, y compris professionnels, des 1 800 contribuables les plus riches? Le nouveau locataire de Matignon y est défavorable. Il se dit toutefois sensible aux appels à « plus de justice fiscale » et souhaite des efforts « partagés et justes ». « Je ferai donc une proposition de budget dans laquelle certains impôts augmenteront, mais d’autres diminueront », indique-t-il. François Bayrou avait prévu de maintenir la contribution différentielle sur les hauts revenus (au moins 250 000 euros de revenu pour les personnes seules), mise en place en 2025.

Parmi les options envisagées, sont aussi citées dans la presse un relèvement du prélèvement forfaitaire unique (“flat tax”) sur les revenus du capital, actuellement de 30 %, une reconduction de la surtaxe d’impôt sur les sociétés appliquée aux plus grandes en 2025, officiellement pour une seule année, ou un rabot du pacte Dutreil sur les transmissions d’entreprises familiales. Le Premier ministre souhaite aussi que soit présenté, en même temps que le PLF et le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), « un projet de loi ambitieux de lutte contre les fraudes sociales et fiscales ».

C’est déjà acté

Pour le reste, Sébastien Lecornu a d’ores et déjà renoncé à supprimer deux jours fériés. Cette mesure était défendue par François Bayrou et censée rapporter 4,2 milliards d’euros. Il a aussi installé une mission « État efficace » pour réduire les dépenses des administrations, et symboliquement, annoncé la suppression des « avantages à vie » des ex-Premiers ministres.  



2025-09-29 13:14:00

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