#Avec #tête #lÉlysée #David #Lisnard #claque #officiellement #porte #des
La rupture est consommée entre LR et David Lisnard. Le maire de Cannes, qui nourrit des ambitions présidentielles, a remis officiellement mardi sa lettre de démission au patron des Républicains Bruno Retailleau, lors d’une rencontre au Sénat.
Lisnard fustige les ministres LR de Lecornu
La lettre du président de l’Association des maires de France (AMF), qui avait annoncé jeudi dernier son intention de quitter LR, est « assez virulente, mais la rencontre entre les deux hommes s’est bien passée », a fait savoir une source du parti.
« Je quitte LR parce que le parti n’a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la macronie », a un peu plus tard expliqué sur France 2 David Lisnard. Il a en outre confirmé déplorer le maintien de ministres LR au gouvernement, malgré la décision de Sébastien Lecornu de suspendre la « réformette des retraites ».
Bras de fer sur une primaire pour la présidentielle
Assurant qu’il était bien candidat à la présidentielle, il a par contre nié qu’il s’agisse d’une candidature de témoignage et assuré porter « un projet puissant pour que la France soit respectée, qu’elle soit indépendante et gagnante ». L’élu a néanmoins réitéré sa proposition d’organiser une primaire de la droite qui irait du centre-droit jusqu’à Sarah Knafo (Reconquête).
L’organisation d’une primaire est le grand point de divergence avec le parti de Bruno Retailleau qui s’est lancé dans la course à l’Élysée début février. Il y a une semaine, David Lisnard s’était d’ailleurs insurgé contre les décisions d’un bureau politique de LR, instance qui a écarté la primaire ouverte pour soumettre le 11 avril à ses adhérents trois options : désigner directement Bruno Retailleau comme candidat ; passer par une primaire réservée aux adhérents ; ou une primaire plus ouverte et élargie aux sympathisants.
Notre dossier Politique
Au cours des dernières années, la menace de David Lisnard de quitter Les Républicains est devenue récurrente. L’édile l’a brandie à l’automne lorsque les députés de son parti ont refusé de censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu. Au soir des élections européennes, il y a près de deux ans, il avait déjà décrété que LR était « mort ». Et au lendemain du bureau politique, le maire de Cannes avait assuré sur BFMTV qu’il quitterait prochainement le parti et dénoncé « un vote biaisé, un vote truqué » sur la désignation du candidat à la présidentielle.
Au sein des LR, on évoque une décision de rompre avec Bruno Retailleau « prise sous la pression des adhérents de Nouvelle Énergie », le mouvement créé par le maire de Cannes, mais aussi le contexte des Alpes-Maritimes où David Lisnard a reçu le soutien d’Éric Ciotti, l’ex-patron de LR qui s’est allié au RN pour conquérir la mairie de Nice. Ravi que l’édile de Cannes ait choisi de quitter le « Titanic LR », le député des Alpes-Maritimes l’a d’ailleurs invité à le rejoindre pour sortir de son « isolement ». « Si je devais être au RN, je serais au RN. Or, je n’y suis pas », a rétorqué David Lisnard sur France 2.
2026-04-01 02:19:07
