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C’est l’effet domino. Depuis le début de l’année, les préfectures de plusieurs départements de France ont annoncé avoir mené des contrôles de sécurité « inopinés », dans le cadre d’actions de prévention, en réaction à l’incendie ayant fait 41 morts à Crans-Montana, en Suisse.
Au total, sur 443 contrôles réalisés par les commissions consultatives départementales de sécurité et d’accessibilité (CCDSA) dans plus de 70 départements, plus de 190 ont mis en exergue des non-conformités relatives aux règles de sécurité en cas d’incendie, détaille Le Figaro, confirmant une information du Parisien. A la suite de ces contrôles, au moins une quarantaine d’établissements auraient ainsi fait l’objet d’une fermeture administrative.
« L’opération visait spécifiquement les établissements diffusant de la « musique amplifiée » (bars d’ambiance, discothèques, complexes de loisirs). Dans ces lieux, la perception du danger est souvent retardée par le niveau sonore et l’obscurité, rendant impératif le fonctionnement irréprochable des dispositifs d’alerte et d’évacuation », précise la préfecture du Loiret, dans un communiqué.
« Le moment est grave pour notre profession »
Le 13 janvier dernier, 20 Minutes avait révélé avoir consulté une lettre du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, adressée, le 8 janvier, aux préfets afin de leur demander de renforcer la « vigilance » sur les établissements les plus importants « accueillant également des soirées festives ». « Un débit de boissons qui souhaite accueillir des soirées dansantes doit le déclarer et respecter les obligations prévues », soulignait le ministre.
Interrogé au micro de France Info, ce matin, David Zenouda, vice-président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) Île-de-France, a tenu à rappeler que ces contrôles visaient des établissements qui étaient « peut-être connus des services pour accueillir des clients dans des conditions qui ne sont pas forcément les meilleures ».
Il a également détaillé les raisons pour lesquelles un établissement pouvait être amené à fermer après ce type de contrôle : « Cela peut être un contrôle d’une alarme incendie qui n’a pas été effectué ou du matériel défectueux. Ou voire, dans la majorité des cas, un manque de formation du personnel ». « Le moment est grave pour notre profession », a-t-il admis.
Entre méconnaissance et dérives
Plusieurs éléments ont été contrôlés par les CCDSA : le signalement des issues de secours, la conformité des installations électriques, les types de matériaux utilisés et leur réaction au feu, et l’équipement en moyens de secours d’urgence tels que les extincteurs.
Lors des contrôles, plusieurs préfectures ont constaté « une méconnaissance critique des obligations réglementaires et des défaillances techniques majeures mettant directement en jeu la vie des clients et du personnel ». Dans le Loiret, la commission de sécurité de l’arrondissement de Montargis dénonce notamment une « dérive préoccupante : la transformation de fait de certains bars en discothèques (densité de public, activité dansante), sans que les mesures de sécurité (alarmes, isolement coupe-feu, dégagements) ne soient mises à niveau ».
2026-02-13 15:05:08
