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Le « shutdown » qui paralyse depuis mercredi une partie des administrations fédérales américaines a pris un nouveau tournant jeudi, alors que Donald Trump a promis d’aller plus loin dans sa confrontation avec les démocrates. Sur Truth Social, le président a affirmé vouloir examiner, avec son directeur du budget Russ Vought, « quelles agences démocrates, dont beaucoup sont une ARNAQUE politique, il recommande d’éliminer, et si ces fermetures doivent être temporaires ou permanentes ». Il s’est même réjoui que « les démocrates extrémistes de gauche » lui aient offert « cette opportunité sans précédent ».
Conséquence immédiate du « shutdown », plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires jugés « non-essentiels » sont au chômage technique. L’association des contrôleurs aériens (NATCA) a alerté sur des risques pour la sécurité, en raison de la mise à l’arrêt forcée de plus de 2.300 de ses membres. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a lui reconnu sur CNBC que cette paralysie allait « porter un coup au PIB, un coup à la croissance, et un coup à l’Amérique qui travaille ».
Licenciements et coupes ciblées
La Maison-Blanche a prévenu que des licenciements « imminents » pourraient concerner « des milliers » de fonctionnaires si le bras de fer se poursuit. Washington a déjà annoncé la suppression de 26 milliards de dollars de fonds fédéraux destinés à des Etats démocrates, dont 18 milliards pour New York, bastion des ténors Chuck Schumer et Hakeem Jeffries. Pour ce dernier, Donald Trump adopte un « comportement irresponsable et pas sérieux ».
Les « shutdowns », inédits depuis sept ans, restent très impopulaires aux Etats-Unis. Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a dénoncé le refus des démocrates de négocier, assurant que « de vraies souffrances sont infligées aux Américains ». Mais les démocrates accusent la Maison-Blanche de vouloir instrumentaliser la crise. D’après un sondage du Washington Post, 47 % des Américains imputent la responsabilité à Donald Trump et aux républicains, contre 30 % qui blâment le camp démocrate.
Le Sénat comme verrou décisif
Même si les républicains contrôlent les deux chambres du Congrès, l’adoption d’un budget requiert au Sénat le soutien d’au moins huit élus démocrates pour atteindre les 60 voix nécessaires. Jusqu’ici, seuls trois d’entre eux ont accepté de voter avec la majorité. L’opposition exige notamment la prolongation des programmes de santé publique pour les plus démunis, menacés par les coupes décidées par l’administration Trump.
Notre dossier sur les Etats-Unis
La situation devrait perdurer au moins jusqu’à vendredi, aucun vote n’étant programmé jeudi au Congrès en raison de Yom Kippour. En attendant, Donald Trump continue de brandir la perspective de licenciements massifs et de fermetures d’agences pour accroître la pression sur ses adversaires.
2025-10-02 23:06:32
