lundi, août 17, 2026
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Après sa démission refusée, la ministre de la Transition écologique ironise


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Alors qu’elle a été très proche de la sortie fin juillet, Monique Barbut compte désormais conserver son poste de ministre de la Transition écologique. Après sa démission refusée, elle se voit en effet rester au gouvernement et tient à le faire savoir à ses détracteurs via un entretien à Libération publié dimanche.

« Je peux me sentir plus fragile mais pas fragilisée. Les articles publiés dans la presse cet été ne viennent pas que des oppositions… Je ne suis pas dupe. Certains aimeraient que je ne sois plus là. Il faudra encore me supporter », affirme-t-elle dans cet entretien.

Des tensions sur la loi d’urgence agricole

Après avoir annoncé sa démission en juillet pour protester contre l’adoption de la loi d’urgence agricole, Monique Barbut était finalement restée au gouvernement, assurant avoir obtenu des « garanties » sur des sujets lui tenant à cœur, comme l’adaptation au changement climatique.

« J’ai trois grandes priorités : l’adaptation, la forêt et la santé environnementale sur lesquelles j’ai fait et ferai des propositions », affirme-t-elle dans l’entretien. « Tant que ces sujets avancent », la question de son avenir au gouvernement « ne se pose pas ».

Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’avait chargée fin juillet de lui présenter d’ici octobre de nouvelles mesures pour « accélérer » la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique. « Pour ce qui est du financement, les ressources de l’Etat étant ce qu’elles sont, je voudrais creuser la piste d’un financement via la Caisse des dépôts issu de l’épargne des Français », indique Monique Barbut.

Des mesures à venir pour limiter le cadmium

Elle revient aussi sur le cadmium, métal lourd toxique présent dans l’environnement et l’alimentation, pour lequel le gouvernement prépare un décret organisant la baisse dans les engrais phosphatés. « Je souhaite que nous fixions une norme maximale de 20 milligrammes par kilogramme (mg/kg) à horizon 2030, contre 90 mg/kg actuellement », dit Monique Barbut. Une baisse plus rapide que celle qu’envisageait le ministère de l’Agriculture en mai, à « 40 mg/kg en 2030 » et « 20 mg/kg » d’ici 2038.

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La ministre juge enfin « pas surprenantes » les conclusions du Conseil constitutionnel, qui a validé vendredi la quasi-totalité de la loi d’urgence agricole, tout en saluant des clarifications « utiles ». Ainsi l’absence de décision de l’Anses, dans le délai de deux mois prévu pour une demande de dérogation à l’utilisation de l’insecticide acétamipride, vaut décision de refus. « Je veillerai à ce qu’aucune pression ne soit exercée sur l’Anses pour tenir des délais qui ne seraient pas compatibles avec les exigences d’une expertise scientifique rigoureuse », affirme-t-elle également. Pas de remaniement en vue donc pour l’exécutif sur les questions liées à l’environnement.



2026-08-17 02:04:35

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