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«Nous avons été informés par le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale d’ingérences extérieures provenant de Russie et d’organes liés au pouvoir central russe, à l’encontre de Gabriel Attal ». L’entourage du candidat à la présidentielle et patron de Renaissance a fait savoir qu’il était son tour victime d’une tentative de déstabilisation, à huit mois du premier tour de scrutin.
Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences numériques étrangères en France, a confirmé avoir détecté mardi cette opération de désinformation qu’il impute avec « une confiance élevée » au réseau prorusse Matriochka (terme russe pour désigner des poupées gigognes). Cette opération est restée « peu visible » avec quelques milliers de vues, selon une source sécuritaire.
Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann avant lui
Il s’agit de la troisième ingérence numérique attribuée à des réseaux prorusses visant en quelques jours des candidats probables à la présidentielle française. Le patron d’Horizons Édouard Philippe et le candidat de gauche Raphaël Glucksmann ont eux aussi été la cible d’opérations de déstabilisation en ligne en provenance de Russie, cette fois de la part du groupe Storm-1516. Toutes ces opérations sont restées peu visibles.
Ces faux contenus publiés sur X ont usurpé l’identité visuelle de médias français (RFI, BFM, Le Parisien, Ouest France, Libération, France 24, AFP) affirmant notamment que Gabriel Attal présentait « des signes de la maladie de Parkinson » ou plaiderait pour une politique plus favorable à l’égard des squatteurs de logements vides.
Publication de faux contenus
BFMTV a indiqué que « des démarches sont engagées auprès des plateformes pour obtenir leur retrait et une action judiciaire est en cours » de la part de la chaîne, qui « condamne fermement la diffusion » de ces « faux contenus usurpant son identité visuelle ».
Le mode opératoire Matriochka, actif depuis 2023, s’appuie sur la publication de faux contenus, diffusés de manière coordonnée sur les réseaux sociaux, puis relayés par des utilisateurs interpellant directement des médias pour qu’ils se penchent sur les fausses informations en question. Une méthode qualifiée « d’entreprise de diversion » par les experts. Cette campagne avait notamment ciblé les Jeux olympiques de 2024.
Un projet pour durcir les peines
Le gouvernement a présenté fin juillet un projet de loi pour mieux lutter contre les ingérences qui prévoit notamment de durcir les peines pour les personnes diffusant des fausses nouvelles dans un contexte électoral.
2026-08-05 19:06:50
