dimanche, juillet 5, 2026
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ANALYSE. Coupe du monde – France-Paraguay : un penalty aura suffi pour les Bleus qui se sortent du piège sud-américain et donnent rendez-vous au Maroc jeudi prochain à Boston


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l’essentiel
Franchir l’obstacle paraguayen. Avant le coup d’envoi, on avait une idée de comment aller se dérouler le match ; après, on en a eu confirmation. Samedi 4 juillet, à Philadelphie, la France passe et retrouvera les Marocains en quart de finale la semaine prochaine.

Nous le savions, nous n’avons pas été déçus. Le Sud-Américain est filou, toujours à la limite de la faute mais du bon côté de la légalité si on peut dire – entendre que l’arbitre porte le sifflet à la bouche sans souffler dedans. Le pied qui traîne ce qu’il faut (sur Barcola, le long de la ligne de touche, 13), l’accrochage qui va bien (sur Koné, rond central, 18), la bousculade qui ne se siffle pas (sur Rabiot, à la retombée d’un ballon dans la surface de l’Albirroja, 24).

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Ou alors il y a le geste qui aurait pu être réprimandé, y compris administrativement : coup de coude de Galarza sur le poitrail de Mbappé hors action de jeu (38) ! Oui, l’action méritait coup franc, même à 35m, et assurément a minima un avertissement. Allo, le VAR ?

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Bref, tout ça pour vous dire qui n’y a pas grand-chose à relater d’une première mi-temps où on eut, finalement, le match auquel on s’attendait : un bloc-équipe du Paraguay en 5-4-1 solide sur ses bases, qui attend l’équipe de France à hauteur de ses 40m. Une rencontre de hand, en somme. Avec des Sud-Américains qui ont pour but de piquer l’EdF en contre ou sur un coup de pied arrêté, gagnent du temps à chaque remise et tentent de faire dégoupiller – n’ayons pas peur des mots – les coéquipiers de Kylian Mbappé.
Dont la victoire passe par le contraire : emballer la partie et, surtout, ne pas s’énerver. Ou, plus exactement : garder son sang-froid. Même par 37°C, ce qui n’est pas évident, naturellement.

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Allez, de notre calepin, on ressortira tout de même deux situations tricolores à la demi-heure : centre de Dembélé que la tête de Mbappé manque d’un cheveu (31), reprise du gauche de Koundé dans la niche du gardien adverse Gill (36).

Quel geste de Maignan !

À la reprise, ça s’excite – enfin : on a le droit à l’ouverture du tournoi signée… Mike Maignan d’un dégagement au pied en drop sur une prise de balle aérienne suite à une longue touche paraguayenne (51) ; las, le capitaine amortira du bras… Puis au tir sous la barre de Manu Koné qu’Orlando Gill claque en corner (54).

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Les Bleus haussent clairement le curseur. Il est temps, on joue déjà l’heure de jeu…

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Ce qui n’empêche les fantômes de 1998 de ressurgir. Déjà en huitième de finale de Coupe du monde ; déjà dans une chaleur étouffante : celle de Bollaert en l’occurrence. Le Paraguay de ce Diable de goal José Luis Chilavert ne va céder qu’en prolongation, à la 114e minute exactement, sur une demi-volée imparable du « Président » Laurent Blanc, mis sur orbite par Trezeguet. Un but qui vaut de l’or : normal, c’est son nom puisque le match s’arrêtera là-dessus obéissant à la règle du même nom. Historique.

Désiré Doué, le déclic

Revenons à nos moutons et aux meilleures intentions affichées par l’équipe de France. La troisième alerte sera la bonne : fraîchement lancé dans la bagarre (ce n’est pas un euphémisme), au relais de Barcola averti, Désiré Doué slalome dans les 16m50 de l’Albirroja et se fait marcher sur le pied et reçoit en même temps une béquille du même Diego Gomez. L’action se poursuit jusqu’au prochain arrêt où le referee ouzbèque est appelé par le VAR ; Ilgiz Tantashev consulte les images bord de terrain et siffle en toute logique la sanction suprême : penalty. Que les Bleus vont mettre du temps à tirer (et convertir superbement à contrepied) puisque Velazquez, par exemple, tentera d’abîmer le point des 11m ! Alors que ses camarades encercleront les attaquants tricolores et que le portier Gill restera à 1m du tireur Kylian Mbappé (0-1, 69e)…

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En attendant, le plus dur est fait. Et le succès va se dessiner sans frayeurs dans un dernier quart d’heure certes tendu. Moins panache que les quatre premières rencontres, cette victoire des Bleus mais, peu importe, l’essentiel est ailleurs : continuer de tracer sa route.

La fiche technique.
La fiche technique.
INFOGRAPHIE – DSAS



2026-07-05 00:53:33

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