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Une maille à l’envers… Rentrée au vestiaire 4 à 0 après une première période catastrophique, l’équipe de France pour la Der de Deschamps a totalement renversé la vapeur – échouant à deux longueurs des Anglais. Rencontre folle, samedi 18 juillet, à Miami. On vous passe au crible cette « pette » finale qui va rester dans l’Histoire.
Sans réaction, le regard hagard ; le poing serré, le chewing-gum martyrisé. Deux scènes de banc, hier soir, dans la touffeur de la Floride. La première appartient à Didier Deschamps, la seconde à Thomas Tuchel. Nous jouons le temps additionnel de la première mi-temps et l’Angleterre vient d’inscrire le quatrième but d’une véritable leçon qu’elle inflige à la France : 4-0 à la pause !
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Comme à l’entraînement pour les coéquipiers de Rice, lequel aura tiré le premier : perte de balle de Doué dans le rond central et le Gunner s’approche sans être inquiété de la surface de réparation tricolore avant de décocher un intérieur du pied hors de portée de Mike Maignan (0-1, 3e).
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Les deux formations ont investi le terrain depuis 135 secondes…
Un accident ? Non, puisque 10min plus tard Saka se voit refuser un joli but pour un hors-jeu d’un cheveu avant que, 5min plus tard encore, Konsa sur un corner de Rice mué en passeur, place une tête décroisée gagnante (0-2, 18e) !
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Équipe coupée en deux, joueurs pas à distance, duels systématiquement perdus. Pas sorcier : à chaque action de l’Angleterre, c’est occasion de but contre des Français transpercés sur chaque offensive adverse. Deux autres vont faire mouche jusqu’au repos des guerriers pour le coup pas vraiment mérité : Saka reprend un service en retrait de Rashford pour marquer dans le but déserté par Maignan malgré le retour sur la ligne de Théo Hernandez (0-3, 37e) ; Saka encore, lancé plein-axe par Eze, frappe du gauche petit-filet du gardien des Bleus (0-4, 45+1).
« On n’a pas le droit »
« On n’a pas le droit », commente au retour des vestiaires Didier Deschamps qui – est-il utile de rappeler – « célébrait » sa 185e et dernière à la tête de l’équipe de France. « C’est une question d’honneur et de fierté » dit en passant à l’acte le Basque effectuant pas moins de quatre changements pour disputer la seconde période : derrière, Digne et Upamecano à la place respectivement de Hernandez et Konaté ; devant, Dembélé et Barcola pour Cherki et Doué.
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Au passage, il faut remonter à avril 1968 et novembre 1953 pour trouver trace de Bleus ayant concédé quatre buts en première mi-temps… c’est dire ! Eh alors ?
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Alors, l’équipe de France se métamorphose, marquant rapidement deux fois. Lancé par Olise (6e passe décisive), Mbappé convertit au sol du gauche (9e but/1-4, 48e) ; mis sur orbite par… Mbappé, Barcola fusille Dean Henderson à son tour (2-4, 54e). Puis c’est le doublé de Mbappé, toujours du gauche et toujours grâce à Olise (3-4, 66e)…
Anthologie ?
Ah, le foot : d’un grand non-match on est passé à une petite finale d’anthologie. N’ayons pas peur des mots.
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La défense… défend enfin et l’attaque reprend sa version « quatre fantastiques ». La tête, Docteur ! Mbappé qui met la pression sur Messi (2 buts de plus que le génie argentin) devient littéralement intenable alors qu’Olise recouvre sa patte de velours. Et on croit la chance des Français passée lorsque Gusto fauche Spence et Saka transforme le péno (3-5, 87e) s’offrant un triplé. Mais Dembélé via Upamecano en remet une couche (4-5, 90+6)… puis Bellingham clôture la marque (4-6, 90+8) ! Une dinguerie. Didier s’en souviendra.

2026-07-19 00:15:09
