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Vous aimez les chats ? Vous craquez pour l’humour politiquement incorrect de Ricky Gervais, auteur de The Office et d’After Life ? Vous avez envie d’enrichir votre vocabulaire anglais en apprenant plein de gros mots ? Alley Cats, disponible ce vendredi sur Neftlix, a été conçu pour vous. « Ne pensez pas que c’est une animation froide, audacieuse, offensante et bizarre. C’est plutôt un mélange entre une sitcom et un film Pixar. Mais avec des jurons », précise Ricky Gervais sur son compte X.
Cette série décrit la vie et les réflexions sur cette dernière d’une bande de matous errants au langage ordurier mais au grand cœur accompagnés par un félin de luxe et un chaton qui apprend à la rude école de la vie auprès de ses aînés. Les premiers épisodes ont déclenché l’hilarité au Festival d’Annecy. Il y en a six en tout d’environ quinze minutes qui sont à réserver à un public averti même si le design des héros les rend très mignons.
N’ayons pas peur des mots
Lors d’une masterclass passionnante animée par notre consœur Perrine Quennesson, Ricky Gervais a expliqué avoir conçu Alley Cats comme une sitcom et refuse catégoriquement le concept « d’animation pour adulte » qu’il juge réducteur.
« Je voyais les chats comme des créatures parfaites parce que ces êtres sont tellement indépendants et qu’ils se prennent pour des lions alors qu’ils sont petits… C’est ce qui m’a donné l’envie de faire une sitcom sur une famille de félins. »
Les amoureux des chats qui les prennent pour des créatures éthérées en seront pour leurs frais. Les héros d’Alley Cats ont des opinions sur tout et surtout des opinions, comme l’aurait dit Coluche. Ils n’ont ni peur des mots ni froid aux yeux.
Notre dossier sur les chats
Ricky Gervais s’est entouré de complices pour prêter leur voix à ses matous dans la version originale. Tom Basden, Andrew Brooke, David Earl, Kerry Godliman, Diane Goldman, Natalie Cassidy et Jo Hartley sont de fidèles complices de l’auteur.
« Je sais de quoi mes partenaires sont capables, ce qui me facilite la vie. Comme nous nous connaissons bien, ils savent qu’ils peuvent y aller à fond ! Ils n’ont pas peur de ce qu’ils disent. »
Ces échanges donnent un ressenti très fluide aux conversations de potes où aucun sujet n’est tabou et où aucune grossièreté n’est censurée.
Ricky Gervais a choisi de ne pas jouer la carte du « fantastique » avec ses chats. La seule entorse qu’il s’est permise avec la réalité est de leur avoir donné la parole, mais ils ne sont dotés d’aucun superpouvoir. C’est juste une bande de potes qui rigole entre eux. D’où un énorme travail sur le son pour que chaque réplique soit audible tout en restant naturelle.
Drôle et tendre à la fois
Non content d’avoir créé la série, Ricky Gervais s’est aussi penché sur le look de ses boules de poils. Il a commencé par dessiner lui-même une version du Gus, son personnage roux, dodu et aussi râleur que (bien évidemment) mal embouché. « C’est moi, admet-il. Je le vois comme un gros mec avachi devant la télé. Les autres chats aussi ressemblent aux acteurs qui les doublent. C’est la première règle d’une sitcom réussie : il faut que les gens s’attachent aux personnages pour qu’ils regardent la série. Même s’ils ne font rien, vous avez envie de passer du temps avec eux. »
Le spectateur s’amuse en compagnie ces chats qui font penser à des Simpson avec du poil autour et des accents british à couper au couteau. Mais la tendresse n’est jamais bien loin.
« Il y a de l’honnêteté dans notre série. Je veux faire passer des émotions. Les chats ont de courtes vies. Ils essayent d’en tirer le meilleur et c’est ce que j’ai voulu faire comprendre. »
On souhaite une longue existence à sa réjouissante série.
2026-08-07 08:32:36
