dimanche, mars 22, 2026
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agresseurs cagoulés, lésions à la tête… ce qu’a révélé le procureur de la République


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Quarante-huit heures après l’annonce de la mort de l’étudiant et militant nationaliste Quentin Deranque, 23 ans, lynché à mort jeudi vers 18 heures en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le procureur de la République Thierry Dran a tenu une conférence de presse ce lundi pour faire le point sur l’enquête désormais ouverte notamment pour « homicide volontaire ». Voici ce qu’il faut en retenir.

Que s’est-il passé ?

Selon le procureur, Quentin Deranque faisait partie d’un groupe venu « aider sept jeunes femmes » du collectif identitaire Némésis, qui protestait contre la venue de Rima Hassan. Celles-ci ont été prise à partie vers 17h30 et pour certaines agressées. 

Vers 18 heures, ces jeunes hommes ont à leur tour été « pris à partie violemment » par « une vingtaine d’individus cagoulés et masqués ». Trois d’entre eux ont été agressés, mais deux ont réussi à s’enfuir. Quentin Deranque, lui, a été « jeté au sol et frappé à de très nombreuses reprises » par au moins six agresseurs.

Abandonné sur place, il a été retrouvé plus tard, conscient, par un de ses amis. Il a été « hospitalisé en urgence avec un pronostic vital très largement engagé ».

De quoi est-il décédé  ?

Une autopsie pratiquée ce lundi, a permis de conclure, que l’étudiant avait « des lésions majeures à la tête » qui étaient « au-delà de toutes ressources thérapeutiques, et mortelles à brève échéance ».

En revanche, explique-t-il, « il n’y a absolument pas de coups de couteau portés à la victime. » 





Arnaud Cesar Vilette/SIPA

Arnaud Cesar Vilette/SIPA

Que dit l’enquête  ?

Le procureur a évoqué « l’audition de plus d’une quinzaine de témoins », tandis que des analyses vidéo sont en cours pour identifier les agresseurs. « Puis des interpellations seront effectuées », a-t-il dit.

« Au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation. Une information judiciaire devra être ouverte ».

L’enquête est désormais ouverte pour « homicide volontaire » et non plus pour « coups mortels aggravés ».

Quelles sont les réactions ?

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pointé du doigt la possible implication du groupe antifasciste « La Jeune Garde », fondée à Lyon en 2018 et dissoute en juin. Ce collectif d’extrême gauche a été créé par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, qui a exprimé samedi sur X « horreur et dégoût » après la mort de l’étudiant.

Dans un communiqué dimanche, la Jeune Garde a contesté toute responsabilité dans les « tragiques événements » survenus à Lyon, « ayant suspendu toutes ses activités » depuis sa dissolution.

Le collectif identitaire Némésis avait pour sa part affirmé que Quentin Deranque était chargé d’assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes et qu’il avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde.

Alice Cordier, présidente de Némésis, avait même désigné parmi les agresseurs Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault.



2026-02-16 15:37:00

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