#Montauban #cet #incroyable #supporter #lance #mouvement #ultra #dans #les #tribunes #rugby #Jai #rencontré #femme #sur #déplacement #Bayonne
Fidèle supporter de l’US Montauban, Sébastien Planard n’a manqué aucun match à domicile depuis six ans. Une loyauté sans bornes qui le conduit aux quatre coins de l’Hexagone, quitte à parcourir seul plus de 1 000 kilomètres. Portrait d’un homme qui organise volontiers sa vie autour de l’USM, en Top 14, en Pro D2 ou en Fédérale.
Il est de ceux qui ne s’assoient jamais. Sous le soleil ou sous la neige, en Top 14 comme en Fédérale, Sébastien Planard ne flanche pas. Toujours debout, tambour entre les mains, il dicte le tempo et la ferveur dans les travées de Sapiac. Pour lui, le match démarre bien avant le coup d’envoi… et ne s’arrête jamais vraiment.
Son histoire avec l’US Montauban débute comme souvent dans le sillage familial, mais de façon plus singulière, à l’extérieur de l’enceinte. « Mon père m’amenait au stade quand j’étais tout petit. On restait derrière les grilles pour regarder le début des matchs puis on parvenait à rentrer à vingt minutes de la fin, quand le stade ouvrait ses portes. »
Ces premiers souvenirs, empreints de nostalgie et d’un soupçon de frustration, lui intiment l’envie de se rapprocher du cœur battant de Sapiac. « J’ai toujours plus ou moins gravité autour des tambours et des drapeaux. » De 2006 à 2010, durant la période Top 14, au contact de fervents supporters, il converge vers les Ultras Sapiac.
« Une quinzaine de passionnés font vivre le kop »
C’est un mauvais souvenir qui provoque le déclic. En 2010, les difficultés financières précipitent Montauban, déjà rétrogradé sportivement en Pro D2, en Fédérale. « Je l’ai très mal vécu, ça m’a vraiment touché », se souvient-il. Dans cette période délicate, des amitiés se créent. Une idée germe. « J’ai vu des gars ne rien lâcher, se transcender et continuer à faire des kilomètres pour soutenir l’équipe. Là je me suis dit : il faut y aller. »
À lire aussi :
« Je n’ai pas voulu aller au mariage, j’étais au stade ! » Brigitte, 70 ans, donne le rythme au tambour pour porter le RC Auch vers la victoire
Il intègre alors les Ultras Sapiac. Membre actif depuis une dizaine d’années, ce salarié du BTP y consacre une grande partie de son temps, presque comme un deuxième emploi. « On se retrouve après le boulot pour préparer les drapeaux, les bâches et les animations. Ça prend plusieurs heures. » Dans l’ombre, une quinzaine de passionnés font vivre le kop chaque week-end, à domicile comme à l’extérieur.
« Une histoire d’hommes plus que de rugby »
Car c’est loin du Tarn-et-Garonne que les relations étroites se nouent. Et que les souvenirs les plus marquants deviennent les anecdotes les plus savoureuses. Comme ce déplacement à Toulon fin novembre. « On s’est retrouvés à 6 h du matin puis on est partis en bus. On a fait une pause le midi pour l’apéritif et pour manger. On avait oublié les briquets, donc on a allumé le barbecue avec des fumigènes (rires). » Sébastien Planard insiste : « C’est une histoire d’hommes plus que de rugby. »
À lire aussi :
« C’est comme une famille » : Pierre-Jean, un Toulousain de 42 ans en fauteuil, est devenu l’emblème du Fenix Handball et participe même aux troisièmes mi-temps
Cela ne l’empêche pas de rester fidèle à la devise des Ultras, « partout, toujours ». Quitte à parcourir seul plus de 1 000 kilomètres aller-retour pour rallier Oyonnax, un vendredi soir, pour une rencontre de Pro D2. Un trajet qui illustre son engagement envers le club. « J’étais assez fou à l’époque, prévient le trentenaire, le sourire aux lèvres. On n’avait pas prévu de bus pour Oyonnax. J’ai quitté le boulot à midi, je suis parti seul avec ma voiture à 13 heures sous un temps catastrophique. Il y avait de la neige sur les hauteurs de Tulle. Le match était à 21 heures. Au stade, je me suis retrouvé seul dans mon coin. »
Il porte un tatouage avec une croix occitane et le chiffre 82
Pour ce supporter, tout se construit autour du calendrier de l’USM, même les histoires personnelles. « J’ai rencontré ma compagne sur un déplacement à Bayonne », confie le Montalbanais. Une vie entière aux couleurs vertes, noires et blanches, qu’il ne quitte jamais. « Tout le monde sait que ma vie, c’est Sapiac. » Car quand on lui demande ce que représente l’USM, la réponse fuse sans ambages : « Toute ma vie ». Il a d’ailleurs ce club dans le sang comme sur la peau, à l’image de son tatouage, une couronne de laurier siglée d’une croix occitane et du numéro 82.
À lire aussi :
Nicolas parcourt 3 000 km pour supporter le Castres Olympique : qui est ce professeur uruguayen qui fait des allers-retours depuis une île d’Espagne ?

Les sommets restent ainsi gravés, comme la demi-finale contre Lille, synonyme de remontée en Pro D2 en 2014. « Le stade était en ébullition, je n’ai jamais revu ça. » Et puis les creux, la relégation, les années difficiles. Mais jamais l’idée de décrocher. Même aujourd’hui, en Top 14, malgré les défaites parfois lourdes qui relèguent l’USM à la dernière place, les résultats passent au second plan. « On essaie de kiffer le moment, de faire vivre la tribune », précise celui qui n’a plus loupé un rendez-vous à Sapiac depuis 2020 et un voyage à La Réunion avec sa compagne.
Seul le temps saurait entamer ce dévouement intact. « Avec l’arrivée de nouveaux projets de vie, il faudra sans doute freiner un peu », concède-t-il. Avant de conclure sur une promesse : « Dans dix ans je serai toujours là. Peut-être moins actif, mais toujours là. »
Une douzaine de recrues, une vague de départs : l’USM change tout pour son retour en Pro D2
Qui sera le chouchou des Ultras de l’USM la saison prochaine, pour le retour des Sapiacains en Pro D2 ? Les paris sont ouverts. Ce qui est sûr, c’est que l’effectif des « vert et noir » va être complètement renouvelé, après cette saison bien difficile en Top 14. Les dirigeants montalbanais viennent de boucler le recrutement avec la signature du demi d’ouverture australien des Ospreys Jack Walsh. Ce dernier va donc prendre la succession de l’historique ouvreur Jérôme Bosviel, poussé vers la sortie à 36 ans. Dans la ligne de trois-quarts, l’USM enregistre l’arrivée du centre australien Joey Walton (Waratahs) et de l’arrière ou ailier géorgien Dachi Papunashvili qui portait cette saison le maillot d’Aurillac. L’USM a prolongé les contrats de plusieurs joueurs de la ligne de trois-quarts : les centres Simon Renda et Maxime Espeut, les ailiers Josua Vici et Paul Vallée ainsi que l’arrière Baptiste Mouchous. Avec Thomas Fortunel, l’USM semble bien outillée derrière.
C’est devant que les changements sont les plus nombreux. Parmi les départs de joueurs cadres, le pilier gauche Thomas Bué va tenter de se faire une place au Stade Français tandis que le flanker Kyllian Ringuet, après avoir prouvé toute sa valeur à Montauban, devrait faire les beaux jours du Castres Olympique. En 3e ligne, trois joueurs ont signé à Sapiac : Lomig Jouanny (Stade Toulousain) qui a été formé à l’USM, Lucas Dessaigne (Clermont) et l’international U20 Romain Macurdy, en provenance de Castres.
Côté recrues, en première ligne, l’USM mise sur l’expérience du talonneur écossais Johnny Matthews (Glasgow Warriors) et compte beaucoup sur le retour de Christopher Vaotoa (Oyonnax) pour caler le côté droit, en rotation avec Valentin Simutoga, dont le prêt cette saison se transforme donc en contrat, et avec le jeune Sidi Mohammed Diallo que Sébastien Tillous-Borde avait repéré lors de son passage à Rouen. À gauche, c’est Daniel Brennan (Toulon) qui devrait briguer un poste de titulaire. En 2e ligne, un seul renfort, mais vraiment intéressant, celui de Youssouf Soucouna (Montpellier).
2026-05-01 18:28:00
