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Une employée d’école maternelle de 59 ans a été mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 4 ans à Vic-la-Gardiole, dans l’Hérault. Les faits présumés, d’une extrême gravité, se seraient déroulés entre octobre 2024 et juillet 2025 au sein même de l’établissement scolaire. Au micro de RTL, la mère d’une fillette de trois ans livre son témoignage bouleversant.
Une onde de choc secoue la commune de Vic-la-Gardiole, dans l’Hérault. Une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) de 59 ans a été mise en examen pour viol et agression sexuelle sur neuf enfants âgés de 3 à 4 ans. Des plaintes successives qui ont libéré la parole de plusieurs enfants. Les faits présumés se seraient déroulés entre octobre 2024 et juillet 2025, au sein de l’école maternelle de la commune.
Deux plaintes déposées, une détention provisoire
L’affaire a éclaté début juillet, lorsque les parents de deux enfants ont déposé plainte. Dans la foulée, une information judiciaire a été ouverte, conduisant à l’incarcération en détention provisoire de l’agente, dont le casier judiciaire était jusqu’ici vierge. Ce mardi 12 août, la mise en cause a demandé sa remise en liberté devant la cour d’appel de Montpellier. Mais à ce jour, la justice ne s’est pas encore prononcée sur cette requête.
« Je ne réalise toujours pas, malgré la haine que j’ai au fond de moi »
Du côté des familles, la douleur est immense. La mère d’une des victimes présumées a livré un témoignage bouleversant au micro de RTL. « Je ne m’y attendais pas […] Je ne réalise toujours pas, malgré la haine que j’ai au fond de moi », confie-t-elle. Lorsque sa fille lui a révélé ce qu’elle aurait subi, elle n’a pas douté une seconde de sa parole. « À trois ans, on ne sort pas des mots aussi précis, des gestes et des mots qu’elle a eus », explique-t-elle.
« C’était l’adulte et il fallait se taire, c’est ce qu’elle disait aux enfants »
La fillette a ensuite été entendue par les gendarmes, confirmant une nouvelle fois ses déclarations. « C’était l’adulte et il fallait se taire, c’est ce qu’elle disait aux enfants […] Quand elle est venue m’en parler, je lui ai dit que ce n’était pas bien », raconte encore la mère, marquée par les propos de sa fille.
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Elle témoigne aussi de l’ampleur du traumatisme au sein de la commune. « Elle a détruit des vies de famille entières et elle a détruit une vie de village », dit-elle. Submergée par l’émotion, elle ajoute : « On a la haine et en même temps, on a la tristesse de ce qui se passe ». Elle conclut en exprimant un espoir partagé par de nombreuses familles, celui d’une justice qui fait son travail. « On espère que la justice fera quelque chose de correct », lance-t-elle.
2025-08-12 09:51:00
