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JO 2026 – Biathlon : « Elle n’a pas été au niveau attendu »… Justine Braisaz-Bouchet en galère aussi sur la mass-start


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De notre envoyé spécial à Anterselva,

Le décalage était immense, ce samedi, entre d’un côté trois biathlètes (Océane Michelon, Julia Simon et Lou Jeanmonnot) déjà toutes médaillées en Italie et encore aux avant-postes de cette mass-start, et de l’autre Justine Braisaz-Bouchet. Avec un rédhibitoire 14/20 au tir sous l’abondante neige tombant à Antholz, et malgré un vent nettement moins important que la veille pour la course masculine, la Savoyarde se retrouvait condamnée à enchaîner les tours sur l’anneau de pénalité.

Non loin d’une Franziska Preuss elle aussi à des années-lumière de son meilleur niveau, elle a ainsi vécu une course extrêmement frustrante. Une de plus sur ces JO de Milan-Cortina 2026. Après s’être classée 80e sur 90 sur l’individuelle (à 8’34 » de la championne olympique Julia Simon) et 62e sur le sprint (donc non qualifiée pour la poursuite), Justine Braisaz-Bouchet espérait montrer un autre visage pour son format fétiche, dont elle restait la tenante du titre depuis Pékin 2022.

La Française Justine Braisaz-Bouchet (au premier plan) n'a pu être à l'avant de la course que jusqu'au deuxième tir couché. Ses deux pénalités à ce moment-là ont marqué la fin de ses ambitions sur la mass-start olympique d'Anterselva.
La Française Justine Braisaz-Bouchet (au premier plan) n’a pu être à l’avant de la course que jusqu’au deuxième tir couché. Ses deux pénalités à ce moment-là ont marqué la fin de ses ambitions sur la mass-start olympique d’Anterselva. - F. Fife/AFP

La course s’enraie dès le deuxième tir couché

Arrivée dans le groupe de tête pour le premier tir couché, celle qui n’avait été retenue pour aucun des deux relais a certes fait un sans-faute. Mais en prenant de longues secondes entre chaque balle, comme si elle redoutait d’hypothéquer d’emblée toutes ses chances de jouer les premiers rôles. Avec alors 14 secondes de retard sur Julia Simon (1re), Justine Braisaz-Bouchet a eu de bons passages sur les skis, jusqu’à un retour fatal sur le pas de tir.

Ses deux erreurs sur le deuxième tir couché ont clairement amorcé un nouveau jour sans pour elle. Elle manquera également deux balles à chaque session de tir debout pour finir sa course à une anonyme 27e place sur 30, à 3’12 » d’une Océane Michelon en or. Exceptionnels pour quasiment chaque membre d’une équipe de France de biathlon au-delà de ses prévisions les plus optimistes (13 des 23 médailles de la délégation tricolore), ces Jeux auront donc été un véritable chemin de croix pour Justine Braisaz-Bouchet.

« Des choses n’ont pas marché dans la préparation »

Celle-ci n’a livré son ressenti à aucun média après chacune de ses trois courses olympiques. L’entraîneur des Bleues Cyril Burdet a par contre été questionné ce samedi sur le possible besoin de remobiliser son expérimentée biathlète en vue de la suite de la Coupe du monde. « Non, je ne crois pas, Justine est une grande championne, indique-t-il. Elle est déjà passée par des hauts et des bas. Là, elle est forcément déçue, mais il faudra compter sur elle pour la fin de saison. »

Actuellement 11e du classement général de la Coupe du monde, elle restait sur une dynamique intéressante après les étapes en Allemagne (6e de la poursuite à Oberhof, 8e du sprint à Rupholding) et surtout à Nove Mesto, où elle a remporté l’individuel le 23 janvier. C’est pourquoi elle annonçait sobrement, à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux : « On a une équipe ambitieuse et je vais saisir les opportunités, à chaque fois que j’en aurai une, pour essayer de décrocher une médaille ».

Notre dossier sur les JO d’hiver 2026

La tournure des événements a été bien différente dans le Sud-Tyrol. « On n’a pas d’explication, il faudra laisser reposer un peu tout ça, et prendre le temps du recul, confie à ce propos Cyril Burdet. Il y a forcément des choses qui n’ont pas marché dans la préparation parce qu’elle n’a pas été au niveau attendu, ni physiquement ni mentalement. » Reste à savoir s’il s’agissait à coup sûr de la dernière expérience olympique de Justine Braisaz-Bouchet, qui aura 33 ans pour les JO des Alpes 2030.



2026-02-21 22:12:01

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