dimanche, mai 10, 2026
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« Des séances de torture », accusé de viols, d’agressions sexuelles et d’avoir photographié les parties de ses patientes, un médecin condamné


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l’essentiel
Alexandre Ip, ancien généraliste, a été condamné à huit ans de prison mercredi par la cour criminelle de Vaucluse, L’homme a été reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles sur plusieurs patientes dont il photographiait les parties génitales. L’affaire a démarré en 2020, après le dépôt de plainte d’une patiente. Les enquêteurs avaient alors fait le lien avec une précédente plainte classée sans suite dix ans plus tôt.

Un ancien médecin généraliste était jugé devant la cour criminelle du Vaucluse en début de semaine. Accusé de viols et agressions sexuelles de patientes dont il photographiait les parties génitales, Alexandre Ip a été condamné ce mercredi 15 octobre à huit ans de prison.

A l’issue de trois jours de procès, la cour criminelle a fondé sa décision au vu « des conséquences traumatiques indéniables » causées par ces crimes sur les jeunes victimes. « La pente ascendante dans la gravité des infractions commises » a aussi motivé la justice à prononcer cette peine assortie d’une interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical et paramédical.

L’avocate générale, qui avait requis 10 ans de prison, a souligné le « pouvoir exorbitant » conféré à chaque médecin « de regarder, de toucher, pénétrer les parties les plus intimes d’un corps ». En outre, dans la « bulle de proximité » de son cabinet médical d’Ermont, Alexandre Ip a « privilégié son plaisir » et ainsi « il sacrifie ses patientes », assène la magistrate. « Il ne s’agit pas d’un acte isolé ou un moment d’égarement […], on est sur une période de prévention de dix années », a-t-elle rappelé dans son réquisitoire. L’avocate générale a également signalé que toutes les victimes étaient « des jeunes femmes fragilisées par la maladie, un vécu personnel ». Les enquêteurs avaient également noté la ressemblance physique des victimes : même corpulence mince, de type méditerranéen, des femmes entre 20 et 25 ans ayant des longs cheveux bruns ou châtains.

Une plainte en 2020 au départ de l’affaire

L’affaire judiciaire a débuté quand une jeune femme de 20 ans a porté plainte en mai 2020, sous le choc de ce qu’elle vient de vivre dans la promiscuité du cabinet médical du docteur Ip. Ce jour-là, alors qu’elle est nue, à quatre pattes sur la table d’auscultation, Leïla (prénom d’emprunt choisi par la victime) surprend le praticien à lui photographier les parties génitales. Cela faisait plus d’un mois qu’elle le consultait, à raison de trois à quatre séances par semaine, désespérée de soulager sa maladie gastrique chronique.

A la cour, elle a raconté avec une profonde émotion les aiguilles d’acupuncture qu’Alexandre Ip lui enfonçait dans ses parties intimes, causant d’intenses douleurs qui la faisaient hurler. Dans la demi-heure qui suit la plainte de Leïla, le cabinet est placé sous scellé, le smartphone et le matériel informatique du médecin sont saisis. Des centaines de photos de femmes nues ou en sous-vêtements, ainsi que des gros plans de parties génitales féminines sont retrouvés dans le téléphone de l’accusé.

Une première plainte classée sans suite en 2010

Les enquêteurs font alors le lien avec une précédente plainte déposée 10 ans plus tôt contre le médecin. Une jeune patiente avait dénoncé avoir similairement surpris le généraliste en train de prendre une photo de ses parties génitales. En 2010, cette plainte avait été classée sans suite. Analysant le répertoire de la patientèle du généraliste, les enquêteurs ont recueilli les témoignages de viols et d’agressions de plusieurs femmes. Cinq portent plainte et se constituent parties civiles au procès.

A la barre mardi, l’accusé de 63 ans leur a maladroitement promis qu’il ne « ferait plus jamais ce genre de bêtises ». Le président de la cour a estimé que les séances de massage, imposées aux patientes sous un prétexte de médecine traditionnelle chinoise, « ressemblent plus à des séances de torture ».

Conseil de Leïla, Me Serge Portelli a salué une décision « à la hauteur des faits terribles qui ont été commis par l’accusé ». L’avocat a par ailleurs trouvé « très émouvant de voir ces jeunes femmes exprimer une solidarité » tout au long de l’audience, souvent éprouvante émotionnellement pour elles. Elles ont unanimement refusé de témoigner à huis clos car le dossier était « plus large » que ce qui est reproché au docteur Ip, a fait valoir Me Portelli. Il rapporte que les plaignantes « voulaient que ça dépasse le cadre d’une salle d’audience en disant : ‘On a envie que les médecins le sachent' ».

Alexandre Ip, qui a reconnu l’intégralité des faits commis « a pleinement assumé sa culpabilité », a déclaré son avocate Me Sandy Corler, précisant qu’il ne fera pas appel de la décision. « Il a eu la capacité, lors de cette audience, de formuler des excuses et des regrets sincères, et d’exprimer une honte authentique qui a su convaincre la cour criminelle », a-t-elle indiqué à la presse.



2025-10-15 14:44:24

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