[ad_1]
#suis #moitié #morte #après #féminicide #Philippine #mère #confie
[ad_2]

Un an après le féminicide de leur fille Philippine, 19 ans, ses parents confient au « Figaro » leur chagrin immense et leur volonté de faire vivre sa mémoire.
Il y a un an, l’après-midi du 20 septembre 2024, Philippine était tuée dans le bois de Boulogne à sa sortie de l’université Paris-Dauphine. Elle était la 104e victime de féminicide de l’année 2024. Aujourd’hui, les parents de l’étudiante de 19 ans se sont confiés au « Figaro » pour retracer la vie de leur fille, « pleine de vie, rayonnante, intelligente et aimante ». « C’est important pour nous de parler de Philippine », a poursuivi sa mère, Blandine. Les parents de la jeune fille disent avoir reçu des centaines de lettres de soutien.
Philippine était en troisième année de licence économie et ingénierie financière à l’université Paris-Dauphine. Elle vivait boulevard Lannes, dans le XVIe arrondissement de Paris. C’est sur le chemin entre la faculté et son appartement étudiant qu’elle a été tuée. Ses parents décrivent une jeune femme « brillante, travailleuse et perfectionniste ».
Leur fille, disent-ils, était très proche de sa famille et de son fiancé. « Ils étaient tout le temps là l’un pour l’autre et s’admiraient beaucoup. Ils voulaient construire quelque chose. Ils rayonnaient », confie sa mère au « Figaro ».
Lire aussi > Féminicides : entre médiatisation nécessaire et silence du deuil, le dilemme des familles des victimes
L’autopsie a conclu à une mort par asphyxie. Son meurtrier présumé, Taha O., un ressortissant marocain déjà condamné pour viol, a été arrêté en Suisse en octobre dernier. Il a avoué, en décembre, devant une juge d’instruction, avoir abusé sexuellement de la jeune femme avant de la tuer. Il a été mis en examen pour meurtre accompagné ou suivi d’un autre crime, viol, vol et escroquerie en récidive légale. Il a été placé en détention provisoire.
Désormais, les parents de Philippine, catholiques, s’appuient sur leur foi pour tenir : « Je suis persuadée que Philippine est à côté du Père. J’ai enterré ma fille mais j’aurais besoin qu’elle me fasse un signe. Et peut-être que là je pourrais la laisser partir. Je n’ai pas avancé d’un pouce depuis un an, je suis à moitié morte. Presque tous les jours, j’ai des petites choses à lui dire, et c’est le silence », souffle sa mère auprès du « Figaro ».
[ad_2]
2025-09-18 07:20:00
