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Cinq personnes ont été blessées dont une gravement en plein centre de Marseille mardi par un homme muni de deux couteaux et d’une matraque. Il venait d’être expulsé de l’hôtel où il logeait. Après une heure de périple, il a été tué par des policiers. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de son profil.
Un parcours meurtrier
A 14h45, lundi, l’assaillant revient dans un l’hôtel où il avait logé, monte au premier étage, dans son ancienne chambre, et porte alors un coup de couteau au flanc d’un occupant. Touchée au thorax, il se trouvait en fin d’après-midi « dans un état critique », selon le procureur. Il porte ensuite plusieurs coups de couteau au gérant de l’hôtel, avant de le poursuivre dans la rue où il s’enfuyait avec son fils. Il poignarde alors ce dernier « au niveau du dos ».
L’homme se rend ensuite cours Belsunce, une artère très fréquentée et commerçante du centre-ville, « dans un snack situé à proximité où il y a le patron et un certain nombre d’employés » de l’hôtel, situé quelques rues plus loin. Dans ce restaurant, il essaie alors de blesser d’autres personnes. Chassé, il va ensuite poursuivre son « périple criminel » et « il semblerait qu’à l’aveugle, gratuitement il tente de porter des coups à des personnes présentes et notamment deux personnes vont être blessées au niveau facial en recevant des coups de matraque puisqu’il était porteur de deux couteaux mais également d’une matraque », détaille Nicolas Bessone. Il sera finalement stoppé par une patrouille de la police aux frontières qui se trouvait sur sa route, et décédera à 15h30.
Des antécédents judiciaires, mais une situation régulière sur le territoire
Lors d’un point presse, le procureur Nicolas Bessone a présenté l’assaillant comme « un homme de nationalité tunisienne, en situation régulière ». Âgé de 35 ans, il venait de se faire expulser de l’hôtel dans lequel il logeait dans le quartier de Belsunce, parce qu’il ne payait pas son loyer.
Porteur d’une carte de séjour expirant en 2032, il présentait des antécédents judiciaires. Fin août il avait été visé par un article 40 du préfet de l’Hérault pour des propos antisémites, selon le ministre de l’Intérieur. « Ça fait trois mois que je le voyais traîner dans le quartier. Il était toujours seul », évoque une source policière au quotidien La Provence.
Pas de motif terroriste
« Il aurait, selon des témoins, prononcé diverses paroles religieuses et confuses lors de son périple », indique une source judiciaire à l’AFP. Néanmoins, « les éléments recueillis lors des premiers éléments de l’enquête ne sont pas de nature à fonder la compétence du Parquet national antiterroriste (Pnat). »
Une source policière indique à La Provence qu’il était évalué par le renseignement territorial (RT) comme non radicalisé et qu’il n’était pas fiché S. Il nécessitait toutefois un suivi psychiatrique, à la suite d’une expulsion d’une mosquée pour des « propos agressifs ».
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2025-09-03 05:41:43
