jeudi, juillet 9, 2026
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Loi d’urgence agricole : la FNSEA prête à renoncer à l’acétamipride


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l’essentiel
INFO LA DÉPÊCHE – Malgré une pétition qui a réuni plus de deux millions d’opposants en 2025, le néonicotinoïde acétamipride a été réautorisé par le Sénat le 3 juillet, dans le cadre de la loi d’urgence agricole. Selon nos informations, la FNSEA, principal syndicat agricole du pays, se dit prête à y renoncer pour sauver l’ensemble du texte.

Le nom est imprononçable, mais il a fait couler beaucoup d’encre. Il a même généré une pétition de plus de deux millions de signatures. L’acétamipride, ce néonicotinoïde qui vient d’être réintroduit par le Sénat dans le projet de loi agricole, pourrait être définitivement abandonné. La FNSEA, jusqu’ici favorable à sa réintroduction, serait, selon nos informations, prête à y renoncer.

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L’acétamipride est interdite dans le domaine agricole en France depuis le 1er septembre 2018. En effet, cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes, utilisé contre les insectes ravageurs, est jugé extrêmement dangereux pour les abeilles et pour la santé. Il a pourtant été réintroduit dans la loi par le sénateur Duplomb en 2025 à la demande des producteurs de betteraves et de noisettes. Cette réintroduction a provoqué de vives réactions dans l’opinion publique. Une pétition ouverte en juillet 2025 sur le site de l’Assemblée nationale française a atteint, dans un premier temps, les 500 000 signatures, ce qui ouvre la possibilité d’un débat parlementaire. Deux jours après sa création, avec deux millions de signatures, elle devenait la deuxième pétition la plus signée après celle de 2018 en faveur de la justice climatique L’Affaire du Siècle. Mais le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la réintroduction de l’acétamipride, la jugeant contraire à la Constitution, avant la promulgation de la loi.

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Début 2026 pourtant, le sénateur Laurent Duplomb a déposé à nouveau un texte réintroduisant le pesticide ainsi qu’un autre : le flupyradifurone, dans le projet de loi d’urgence agricole, au risque de compromettre l’adoption finale du projet de loi voté le 3 juillet au Sénat. En effet, le sujet constitue toujours une ligne rouge pour de nombreux députés. La commission mixte paritaire, qui se réunira le 16 juillet, pourrait donc ne pas trouver d’accord. Face à ce risque, la FNSEA, qui juge que le projet de loi est indispensable au monde agricole, est prête à renoncer à l’acétamipride, « sauf pour les producteurs de noisettes et peut-être de cerises », nous confiait hier Arnaud Rousseau, le président du syndicat, qui ajoutait une condition à ce renoncement : « le maintien dans la loi de l’autre néonicotinoïde, le flupyradifurone ». Il s’agit surtout, pour le syndicat agricole, de sauver le reste du projet de loi et notamment les mesures sur le stockage de l’eau, très attendues par les agriculteurs en cette période de sécheresse.



2026-07-08 22:03:14

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