mercredi, septembre 2, 2026
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quels sont les départements les plus touchés ?

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Il y a désormais plus de départements soumis à des restrictions d’eau qu’il n’y en avait au cœur de l’été 2025. La Haute-Loire et le Haut-Rhin ont basculé ce mardi en « alerte renforcée » eau, portant à 97 le nombre de départements soumis à des restrictions. 37 départements sont ce mardi, au moins partiellement sur leur territoire, en situation de crise (*) concernant la ressource en eau, selon les données de VigiEau. Cette situation est liée en partie à l’état des nappes phréatiques, qui s’est dégradé ces dernières semaines sous l’impact de la canicule. Au 1er juillet, 54 % des nappes présentent des niveaux sous les normales, selon le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). La situation s’est inversée sur le mois de juin, qui a été le plus chaud jamais enregistré en France : au 1er juin, 58 % des points d’observation étaient au-dessus ou autour des normales.

Ce sont désormais la quasi-totalité (93 %) des réserves d’eau souterraine qui sont en baisse. « La vidange est intense puisqu’on a un déficit pluviométrique et une augmentation de la demande en eau liée aux températures très élevées », a expliqué lors d’un point presse David Ratheau, hydrogéologue au sein du BRGM.

Des nappes déficitaires dans le Grand Est

La situation reste toutefois « contrastée » sur le territoire. Certaines nappes affichent des niveaux « modérément hauts » ou proches de la moyenne, comme les nappes des calcaires de Beauce ou les nappes alluviales du Rhône inférieur. Elles bénéficient de la bonne recharge qui s’est opérée pendant la saison hivernale.

D’autres, comme celles du Limousin et du Grand Est, affichent en revanche une situation déjà « déficitaire » qui « commence à être préoccupante », note le BRGM. « Pour le Limousin, c’est vraiment lié au type de nappes. Ce sont des nappes de socles qui ont la particularité d’avoir l’eau qui se met dans les failles. Il n’y a pas beaucoup de possibilités d’emmagasiner l’eau de pluie et il y a très peu de ressources. Dès qu’il ne pleut pas pendant quelques semaines, on a une vidange vraiment forte qui donne des niveaux assez bas très rapidement. Dans le Grand Est, cela s’explique par le fait qu’il a moins plu que dans les autres régions », indique David Ratheau.

Des tensions possibles

La sécheresse va-t-elle s’accentuer, alors que Météo-France anticipe un été plus chaud que la moyenne ? Pour le moment, les prévisions restent « incertaines », indique le BRGM. S’il pleut de façon suffisante pendant l‘été, cela pourrait humidifier les sols et réduire les besoins de prélèvements dans les nappes pour les différents usages (alimentation en eau potable et irrigation des cultures).

En revanche, en l’absence de précipitations, des impacts sont à prévoir. « Les nappes viennent soutenir les cours d’eau. Si le niveau des nappes est plus bas, il y aura moins d’eau injectée dans les cours d’eau, donc moins de débit. L’eau souterraine apporte également de l’eau fraîche et oxygénée, c’est un refuge thermique pour un certain nombre d’espèces biologiques, donc la biologie risque d’en pâtir », détaille David Ratheau. Les conséquences devraient aussi se faire ressentir pour les usagers, notamment sur l’utilisation de l’eau potable : « plus le niveau des nappes baisse, plus on risque d’avoir des conflits d’usage entre des prélèvements qui sont proches les uns des autres. Il n’y aura pas assez de débit pour satisfaire les besoins et demandes en eau », indique l’hydrogéologue.

(*) Il s’agit du niveau de gravité maximum constaté sur le département.

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2026-07-07 17:10:00

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