mardi, juillet 7, 2026
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Présidentielle 2027 : après un vote très divisé des députés PS à l’Assemblée, Olivier Faure sort plus affaibli que jamais


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l’essentiel
Appelé à voter une motion de censure à l’Assemblée, le camp socialiste est apparu plus divisé que jamais ce lundi. Olivier Faure, premier secrétaire du parti, a été désavoué par son groupe parlementaire, à quelques jours d’un vote crucial pour le PS.

Les tensions se ravivent au sein du Parti socialiste, à la veille d’un vote crucial. Appelés à se prononcer sur la motion de censure déposée par le groupe écologiste à l’Assemblée, les députés socialistes ont désavoué leur premier secrétaire, Olivier Faure. 

Seuls 132 députés, tous rangs confondus, ont soutenu l’initiative du groupe écologiste de l’Assemblée nationale, issus principalement de ce groupe et des rangs insoumis. Un chiffre bien loin des 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Moins d’un tiers des députés ont suivi Olivier Faure

Vingt socialistes sur soixante-huit seulement l’ont votée, dont Olivier Faure, suscitant des remous en interne face à cette forme de désobéissance alors que la position du groupe était le rejet de la motion. « Respecter le sens du vote du groupe (…) devrait être aussi la responsabilité et le devoir d’un premier secrétaire », a fustigé l’entourage de son opposant Boris Vallaud, chef des députés PS.

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« Notre responsabilité n’est pas d’ajouter de l’instabilité à l’inaction. Le changement climatique n’attend pas les élections », a expliqué le député Fabrice Barusseau, orateur des socialistes à la tribune. La baisse, ces dernières années, de ce fonds destiné à financer les projets des collectivités territoriales pour l’adaptation au changement climatique est un des principaux reproches faits au gouvernement par la gauche.

Ce débat, qui s’est tenu dans un hémicycle quasiment vide, a donc eu pour effet d’exacerber les divisions au sein du PS, entre Olivier Faure, qui voulait « adresser un avertissement clair », et une majorité du groupe PS qui défendait une position inverse. Le premier secrétaire est apparu bien esseulé sur les bancs de son parti. Un signal avant le vote interne au PS prévu ce jeudi ?

Vote crucial jeudi au PS

Car cette divergence entre le patron du parti et les députés socialistes intervient à quelques jours seulement d’un vote interne des militants du PS, appelés à trancher ce jeudi sur la stratégie de désignation d’un candidat pour la présidentielle, avec deux scénarios de primaires sur la table.

Si tous deux actent qu’il y aura une primaire réservée au camp social-démocrate (avec des candidats socialistes et Raphaël Glucksmann), elles diffèrent sur un point : qui pourra voter à cette élection ?

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La première, soutenue par Olivier Faure, souhaite qu’elle soit ouverte aux sympathisants et n’exclut pas l’organisation d’une seconde primaire ensuite avec le reste de la gauche non mélenchoniste, de François Ruffin à Marine Tondelier, en passant par Clémentine Autain. La seconde option envisage qu’elle ne soit réservée qu’aux militants du PS et de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, et n’envisage pas de seconde primaire ensuite.

« Cela renforce la confusion générale autour du PS »

Selon l’entourage de Boris Vallaud, le vote sur la motion de censure ne reproduit toutefois pas les dissensions sur la stratégie pour 2027, arguant que des députés soutiens du premier secrétaire se sont tout de même opposés à censurer le gouvernement sur la canicule. Néanmoins, « cela renforce la confusion générale autour du PS », reconnaît un député opposant à Olivier Faure auprès de l’AFP.

Le Parti Socialiste refuse une nouvelle fois de censurer le gouvernement, aujourd’hui pour sa gestion de la canicule.

Ils confirment leur dissolution définitive dans le bloc macroniste.

En 2027, la seule rupture possible avec la macronie c’est @JLMelenchon.

— Aurélien Le Coq (@Aurelien_Le_Coq) July 6, 2026

Le choix des socialistes sur la censure a en tout cas réjoui les insoumis : « Ils confirment leur dissolution définitive dans le bloc macroniste », a martelé sur X le député LFI Aurélien Le Coq. « C’est un nouveau signe d’un retour à l’ère Hollande. On l’a déjà dit à plusieurs reprises : cette inclinaison-là se fera sans nous », appuie un proche de Marine Tondelier.

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De son côté, Sébastien Lecornu a profité de cet épisode pour défendre son action, accusant les signataires de la motion « d’instrumentaliser les victimes » de ces épisodes successifs de forte chaleur. Surtout, cette motion de censure visait, selon lui, « à éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle », a-t-il lancé. « Personne n’est dupe. »



2026-07-06 15:59:14

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