#animateur #périscolaire #soupçonné #dagressions #sexuelles #relaxé #malgré #comportement #inapproprié
Nicolas G., ex-animateur de l’école Titon dans le 11e arrondissement à Paris, poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs, a été relaxé ce mardi. Le tribunal correctionnel a estimé que l’infraction n’était pas suffisamment caractérisée. Dans cette affaire, neuf enfants se disaient victimes de câlins serrés, avaient entendu des récits violents, ou avaient déclaré s’être vus affublés de surnoms inappropriés.
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a certes relevé un « comportement inapproprié » de la part du prévenu, mais également constaté que « les éléments fournis par l’enquête n’ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés ».
Pas assez de « rappels à l’ordre »
Les magistrats ont considéré que l’agent municipal « aurait dû faire l’objet de rappels à l’ordre » et d’une « formation », sans que ses agissements soient « constitutifs d’une infraction pénale ». Le tableau clinique psychologique des enfants qui se sont prévalus d’une agression peut « également résulter de la médiatisation » de l’affaire, ont également estimé les juges.
« Je suis extrêmement en colère. Je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est un très mauvais signal à la société pour ces petites filles entendues par leurs parents, la police, mais pas par la justice, a réagi Pénélope, la maman d’une enfant victime. Cette décision traduit la lacheté systémique d’institutions et de tribunaux d’une indulgence coupable. Le signal envoyé est d’une gravité absolue: c’est garantir l’impunité aux criminels, leur offrir un terrain de jeu et les encourager à récidiver. »
« Nous sommes surpris et en colère contre cette décision », a réagi de son côté Julie Chalumeau, avocate de cinq familles, qui attend de voir si le parquet fera appel. Les parties civiles ne peuvent pas interjeter appel, qui relève du pouvoir du parquet.
Il s’agissait de la première affaire jugée depuis la multiplication d’accusations de violences dans le périscolaire parisien : depuis début 2026, 132 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles.
2026-06-16 12:38:51
