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Une parole importante dans l’enquête. L’homme de 23 ans interpellé après le meurtre d’une adolescente de 14 ans à Fère-en-Tardenois (Aisne) a reconnu les faits durant sa garde à vue, a appris jeudi l’AFP auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information de Franceinfo. Le suspect du meurtre, possiblement un ex-petit ami, a été arrêté mercredi vers 18 heures à Soissons. Le matin même, vers 8 heures, les services de gendarmerie avaient été alertés après la découverte d’une adolescente « très grièvement blessée sur la voie publique » de Fère-en-Tardenois, une commune de 2.800 habitants à l’ouest de Reims.
A l’arrivée des secours, « la jeune fille était malheureusement décédée, atteinte de multiples coups portés à l’arme blanche », selon le parquet. Une enquête de flagrance a été ouverte pour assassinat sous l’autorité de la procureure de Soissons et confiée à la section de recherches d’Amiens. Les premiers éléments de l’enquête ont établi que la jeune fille, qui se rendait au collège à pied, a été attaquée à l’arme blanche et « de nombreuses plaies au niveau du cou » lui ont été infligées, détaille le parquet. De très importantes opérations de recherches ont été lancées pour retrouver le suspect, en fuite.
L’homme arrêté après d’importantes recherches
Un homme de 23 ans a été interpellé mercredi à 18h05 à Soissons, à 25 kilomètres de Fère-en-Tardenois, puis placé en garde à vue. Selon le parquet, il s’agit d’un majeur sans profession, vivant chez ses parents. « Les liens avec la jeune victime restent à déterminer avec précision mais il pourrait s’agir d’un ancien petit ami », a ajouté le parquet.
Les « investigations se poursuivent », et le parquet a exprimé, dans son communiqué, son « soutien » et sa « détermination » à la famille de la victime. Nombre de voisins ayant côtoyé la jeune fille ou son grand frère, ses parents, sa grand-mère, se sont dits choqués. « Je me mets à la place des parents, et j’ai autant de chagrin qu’eux », assure Dorothée. « Ça aurait pu être un de mes enfants, une de mes filles », ajoute-t-elle, dans ce quartier pavillonnaire où s’est déroulé le meurtre.
Deux cellules déployées dans le collège
Plus de 85 gendarmes ont été mobilisés mercredi dans un « dispositif exceptionnel » après « cet événement dramatique », a indiqué la gendarmerie. Outre les militaires de la section de recherche d’Amiens ou du groupement de gendarmerie départemental, les recherches ont également été menées par des dronistes, des équipes cynophiles, une équipe du GIGN et des « militaires spécialisés dans la recherche de personnes », selon la même source.
Une cellule d’écoute et une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) ont été déployées mercredi matin au sein du collège Anne-de-Montmorency à Fère-en-Tardenois, où la victime était scolarisée en classe de troisième, a indiqué le recteur de l’académie d’Amiens, Pierre Moya. « Elles resteront accessibles aussi longtemps que nécessaire, afin de permettre à chacun d’être soutenu dans cette épreuve », a-t-il ajouté. L’accueil des élèves a bien été « assuré » jeudi au collège selon des modalités adaptées.
2026-05-07 12:12:15
