jeudi, avril 2, 2026
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La petite-fille et son petit ami avouent, l’assassinat désormais privilégié


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Suspects principaux dans le meurtre de deux septuagénaires dans les Ardennes, leur petite-fille, âgée de 16 ans, et son petit copain, âgé de 15 ans, ont reconnu au cours de leur garde à vue avoir tué les deux grands-parents, annonce ce jeudi le procureur de la République de Reims.

Selon les récits des deux jeunes, c’est l’adolescente qui aurait planifié ces meurtres, commis à l’arme blanche, car ses grands-parents, chez qui elle vivait, s’opposaient à sa relation avec son petit ami. Chacun aurait porté des coups de couteau, selon leurs déclarations. Les faits ont été requalifiés en assassinat, donc avec préméditation, précise le procureur.

L’ado vivait chez ses grands-parents

Les deux retraités avaient été retrouvés mardi chez eux, à Villers-Semeuse, près de Charleville-Mézières. Des traces de sang avaient mené les policiers au sous-sol et à la cave. Ils y ont découvert les corps sans vie des deux septuagénaires, présentant des blessures par arme blanche et des traces de défense.

Des témoins ont confié aux enquêteurs avoir entendu lundi matin, aux alentours de 9h, un cri en provenance de la maison, a ajouté la source policière.

La petite-fille vivait chez les victimes, qui en avaient la garde, a appris l’AFP de cette source policière. Elle n’était pas sur place lors de l’intervention de la police, et était absente de son lycée depuis la veille, tout comme son petit ami, connu pour des faits de violences, toujours selon cette source.

Des retraités sans histoire

Le maire de Villers-Semeuse, Jérémy Dupuy, se souvient des victimes comme des « retraités très actifs », « sympathiques », qui « s’intéressaient à la vie de la commune » et s’impliquaient dans le tissu associatif local, notamment « à but social ».

Notre dossier sur la violence des mineurs

Ils vivaient modestement dans le quartier d’une ancienne cité ouvrière et s’occupaient de leur petite-fille « depuis qu’elle était petite », a précisé l’élu interrogé par l’AFP. La jeune fille ne faisait pas parler d’elle, a assuré l’édile : « Il n’y a jamais eu ni débordement ni problématique » quelconque en lien avec elle au niveau de la commune, il n’y avait « aucun sujet par rapport à la petite-fille, en tout cas jusqu’à aujourd’hui ».



2026-04-02 15:28:24

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