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Il était l’un des cauchemars de Donald Trump aux Etats-Unis. Le président n’aura d’ailleurs même pas respecté une période de décence à l’annonce de sa mort. Robert Mueller, connu pour son rôle de procureur chargé de la très délicate « enquête russe » qui a empoisonné le début du premier mandat de Donald Trump, est mort à 81 ans, une annonce dont s’est immédiatement réjoui le locataire de la Maison-Blanche.
Nommé procureur spécial en 2017, il a supervisé pendant près de deux ans l’enquête sur une possible collusion entre Moscou et le candidat Donald Trump lors de la campagne de 2016. Il avait rendu ses conclusions en avril 2019, dans un pavé de plus de 400 pages. Il y décrivait les efforts russes pour aider Donald Trump, mais ajoutait ne pas avoir rassemblé de preuves d’un complot entre Moscou et l’équipe de campagne du républicain.
Trump « content qu’il soit mort »
Son décès vendredi soir a été annoncé le lendemain matin par sa famille dans un communiqué mentionné notamment par le New York Times. Le journal avait fait état en 2025 d’une déclaration de la famille indiquant que Robert Mueller avait été diagnostiqué de la maladie de Parkinson. Donald Trump a très rapidement réagi sur sa plateforme Truth Social : « Robert Mueller vient de mourir. Bien. Je suis content qu’il soit mort. Il ne va plus pouvoir faire du mal à des innocents ».
Né en 1944, Robert Mueller n’avait que deux ans de plus que Donald Trump. Comme lui, il était républicain, né dans une famille aisée du Nord-Est américain, et a fréquenté des écoles prestigieuses. Mais la comparaison s’arrête là. Autant le président est flamboyant, voire outrancier, omniprésent dans les médias, autant Robert Mueller affichait une austérité calculée. A la tête de l’enquête russe, il a toujours pris soin de rester dans l’ombre, s’exprimant par l’entremise de documents judiciaires largement protégés par le secret.
Conscient du grand respect qu’inspirait Robert Mueller, le président Trump s’était gardé de l’attaquer frontalement, mais n’a cessé de dénoncer une injuste « chasse aux sorcières ».
Les hommages venus de Bush et Obama
Robert Mueller a servi comme officier chez les Marines, fait des études de droit et travaillé comme procureur fédéral. En tant que numéro deux du ministère de la Justice sous la présidence de George Bush père, il a notamment supervisé l’enquête sur l’attentat contre un avion de la Pan Am au-dessus de Lockerbie (Ecosse), qui a tué 270 personnes en 1988.
Nommé à la tête de la police fédérale américaine (FBI) une semaine avant les attentats du 11 septembre 2001, Robert Mueller a menacé de démissionner trois ans plus tard si le président George W. Bush persistait avec un programme d’écoutes extrajudiciaires controversé. Ce dernier s’est dit samedi sur X « très attristé » par la disparition de celui qui a été le sixième directeur du FBI, et qui « a dédié sa vie au service public ».
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En 2011, à l’expiration de son mandat à la tête du FBI après dix ans de service, Barack Obama lui avait demandé de rester deux années supplémentaires. Une prolongation alors approuvée à l’unanimité par les sénateurs, preuve du grand respect à son égard. L’ancien président démocrate a d’ailleurs rendu hommage sur X à « l’un des meilleurs directeurs de l’histoire du FBI, qui a transformé cette police après le 11-Septembre et sauvé un nombre incalculable de vies ».
2026-03-22 05:47:35
