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Douleurs, blocages, baisse de désir, absence d’orgasme… Selon le DSM-5, le manuel de référence en psychiatrie, il existe huit grandes catégories de dysfonctions sexuelles.
On imagine souvent que la sexualité devrait être spontanée, fluide, « naturelle ». Pourtant, les troubles sexuels sont loin d’être rares : près d’un patient sur deux en psychiatrie en souffrirait, et dans la population générale, les chiffres grimpent à plus de 30 % selon certaines enquêtes. Chez les femmes, ce sont surtout les troubles du désir et de l’orgasme qui dominent ; chez les hommes, ce sont les troubles érectiles et l’éjaculation prématurée.
Ces troubles peuvent être transitoires… ou s’installer durablement, avec un impact important sur l’estime de soi, la vie de couple, et le bien-être global. Bonne nouvelle : des solutions existent.
Les huit dysfonctions sexuelles listées par le DSM-5
Parmi les plus connues, l’éjaculation prématurée touche environ 20 à 30 % des hommes à un moment de leur vie. Elle se définit par une éjaculation quasi systématique dans la minute suivant la pénétration, sans pouvoir la contrôler. À l’inverse, l’éjaculation retardée se traduit par une difficulté, voire une impossibilité à éjaculer malgré une stimulation suffisante.
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La dysfonction érectile, elle, désigne l’incapacité à obtenir ou maintenir une érection satisfaisante pour un rapport sexuel. Elle touche environ 40 % des hommes après 40 ans et peut être liée à des facteurs psychologiques, vasculaires, hormonaux ou médicamenteux.
Côté femmes, le trouble de l’orgasme se caractérise par un retard, une absence ou une diminution significative du plaisir, malgré une stimulation adéquate. La difficulté persiste depuis au moins six mois et génère une vraie détresse. Un trouble encore très mal compris, souvent minimisé — y compris par les femmes elles-mêmes.
Autre pathologie fréquente : le trouble du désir sexuel hypoactif, qui peut concerner tous les genres. Il se manifeste par une absence persistante de pensées ou de désir sexuel, au point de nuire à la relation ou au bien-être personnel.
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Les femmes peuvent aussi souffrir de troubles de l’excitation (manque de lubrification, absence de sensations, etc.), ou de douleurs pendant les rapports (dyspareunie), parfois si intenses qu’elles rendent toute pénétration impossible. Ces douleurs sont parfois d’origine physiologique, parfois liées à des traumatismes psychiques.
Enfin, le DSM-5 identifie les dysfonctions sexuelles induites par des substances (notamment certains antidépresseurs ou antipsychotiques), qui peuvent altérer le désir, l’érection, l’orgasme ou la lubrification.
Des causes multiples
Les troubles sexuels ne viennent jamais de « nulle part ». Ils peuvent avoir des causes physiques (diabète, troubles hormonaux, problèmes neurologiques…), psychologiques (anxiété, dépression, stress post-traumatique…), ou être liés à des traitements, notamment psychotropes.
Le plus souvent, plusieurs facteurs se superposent. C’est pourquoi un vrai bilan est essentiel : examen médical, évaluation sexologique, parfois analyse hormonale. Et surtout, une écoute bienveillante. Pour ce qui est du traitement, la première étape est l’information. Ensuite, selon la cause, différentes options sont possibles.
En cas de trouble lié à un médicament, on peut envisager un ajustement du traitement. Pour les hommes souffrant de troubles érectiles, les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (comme le Viagra) peuvent être prescrits. Pour les troubles de l’orgasme ou du désir, une prise en charge sexothérapeutique peut être efficace.
La thérapie de couple, la rééducation périnéale (pour les douleurs), les approches corporelles (yoga, relaxation, massages), la psychoéducation ou même les dispositifs médicaux peuvent aussi être envisagés. L’important, c’est de sortir du silence et de se faire accompagner.
2025-08-06 18:44:00
