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Tour de France femmes 2025. 36 ans après Jeannie Longo, 39 après Bernard Hinault, Pauline Ferrand-Prévot a mis la France en jaune


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Il y avait deux soleils dimanche entre Praz-sur-Arly et Châtel : celui qui cognait sur les bobs et les casquettes des milliers de vacanciers venus sur le bord de la route et celui qui les a éblouis sur son passage, avec le maillot jaune. Dans le col de Joux-Plane, du Corbier, ou encore l’ascension finale vers Châtel, tous semblaient venus assister au sacre de la porteuse du dossard n°51, Pauline Ferrand-Prévot… si bien que cette ultime étape du Tour de France femmes 2025 a pris des allures de parade impériale.

Les racines de cette incroyable popularité sont à trouver dans le parcours d’une championne qui a fini par atteindre, à 33 ans, la pleine maîtrise de son art. Celle que le public surnomme “PFP” est une cycliste complète qui a brillé dans toutes les disciplines de son sport. Championne du monde sur route dès 2014, elle a ensuite réalisé la même performance en cyclo-cross l’année suivante, puis s’est offert pas moins de cinq couronnes mondiales en VTT de 2015 à 2023.

La première réaction de la lauréate du Tour de France femmes 2025

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Figure estampillée Paris 2024

D’une combativité reconnue par toutes ses adversaires, elle a néanmoins connu une histoire d’amour longtemps contrariée avec les Jeux olympiques. « Si je n’avais pas gagné de médaille aux Jeux, je n’aurais pas réussi ma carrière », posait-elle encore, sans concession, la semaine dernière. Et il lui aura fallu quatre olympiades pour aller chercher ce Graal en VTT.

Après une 26e place à 20 ans à Londres en 2012, elle avait été contrainte à l’abandon à Rio en 2016. Frustrée de sa dixième place à Tokyo en 2021, la native de Reims a donc dû attendre Paris 2024 pour gravir l’olympe sur la colline d’Elancourt, en Île-de-France.

C’est précisément cette star de la quinzaine parisienne que les Français sont venus voir sur l’asphalte cet été, avides de revivre un peu de l’euphorie qui avait enflammé la France un an plus tôt. Mais Ferrand-Prévot, elle, n’a pas abordé le Tour comme elle est arrivée sur les JO. Décontractée, elle a semblé courir sa première Grande Boucle avec la sérénité de celle qui n’a plus rien à se prouver… et qui a mis toutes les chances de son côté.

« J’ai fait le bon choix »

Engagée au sein de la formation néerlandaise Visma – Lease a bike, soit l’une des meilleures équipes du peloton professionnel, elle a pu s’appuyer sur des coéquipières de luxe, telle que l’expérimentée hollandaise Marianne Vos (38 ans), ou encore la jeune pépite tricolore, Marion Bunel (20 ans). « J’ai fait le bon choix », souriait-elle dès samedi soir et sa première victoire d’étape au sommet du col de la Madeleine.

Tout est allé très vite pour “PFP” dans sa transformation express en cycliste sur route. Vainqueure de Paris-Roubaix en avril, elle a ensuite abandonné le Tour d’Espagne après cinq étapes en mai, pas assez en forme selon son équipe.

Et puis il y a eu cette préparation impressionnante pour le Tour de France, au départ duquel on l’a vue arriver plus affutée que jamais, le visage émacié et avec quatre kilos en moins sur la balance. « Ça paraît facile comme ça, mais j’ai mis la barre vraiment haute cette année », confiait dimanche celle qui a fait l’acquisition d’une maison en Andorre pour s’entraîner en haute montagne.

Enfant, elle rêvait d’être un garçon pour courir le Tour

Pour elle, qui rêvait enfant d’être un garçon, afin de pouvoir disputer la Grande Boucle, finir en jaune relevait davantage du « rêve de petite fille » et représentait la cerise sur le gâteau d’une carrière déjà réussie.

Elle ne le réalisait sans doute pas encore dimanche, mais dans un pays amoureux de son Tour, la Champenoise est entrée au panthéon du sport tricolore. Habitué à admirer des perdants magnifiques depuis des décennies, à l’image de Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe, valeureux mais finalement battus en 2019, le public vélo se souviendra longtemps de la rouste infligée par “PFP” à toutes ses concurrentes cette année. Au terme des 9 étapes, elle s’est imposée avec un écart abyssal de 3’42’’ sur la deuxième, la Néerlandaise Demi Vollering.

Nul doute que beaucoup de fillettes présentes sur les bords des routes en cet été 2025 resteront marquées par cet exploit… mais contrairement à Ferrand-Prévot, elles n’auront pas besoin de rêver d’être un garçon pour un jour ramener le maillot jaune.



2025-08-03 20:50:00

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