samedi, mars 28, 2026
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TÉMOIGNAGE. Légion étrangère : « Tout est rapide, on court tout le temps », deux Parisiens vivent trois jours intenses au sein des Fortes têtes


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l’essentiel
Deux hommes, Alexandre et David, originaires de la région parisienne, ont remporté un lot plutôt original lors d’une séance d’enchères : une immersion au sein des Fortes têtes de la Légion étrangère. Entre l’apprentissage du code d’honneur, la vie en caserne et les rituels typiques du 4e Régiment étranger, ils racontent cette intégration avec les képis blancs que bien peu de civils ont eu l’occasion d’expérimenter.

L’un, David, est dans le domaine de la finance, l’autre, Alexandre, dans celui du cinéma. Ils ont en commun d’être, tous deux, de la région parisienne et d’avoir remporté, aux enchères d’une association caritative, un lot pour le moins particulier : une immersion dans la Légion étrangère. Une sacrée chance pour eux, bien motivés à vivre cette expérience hors du commun.

Repassage après le dîner

Reçus par le chef de corps, le colonel Delhumeau, à leur arrivée en salle d’honneur du régiment, ils sont très vite mis dans le bain avec la remise de leur paquetage, et néanmoins un traitement de faveur qui leur a évité le passage chez le coiffeur. Équipés de leur sac à dos, treillis, sac de couchage, casque, gilet, musette, livret de chants, direction la ferme où ils ont été accueillis par les cadres de la 2e compagnie. « Après le dîner, nous sommes allés faire du repassage. On a tout appris, les trois plis qui, comme dit le colonel, ont une explication, comme tout à la Légion ». Coucher à 23 h 30 dans une chambre à 14, debout à 5 h 30 pour être au rassemblement à 6 heures.

Dans la peau d’un légionnaire

Après, c’est la marche, puis le petit-déjeuner suivi du code d’honneur du légionnaire, et le lever des couleurs… Parcours d’obstacles, marche, chants, exercices, tir à blanc, tir à balles réelles, marche au pas… Ils ont goûté à tout. L’immersion, c’est l’immersion. « Au début tout le monde se regarde, mais on sent très vite l’entraide. On vous arrange le col, on vous remet dans les rangs de manière aidante », rapporte Alexandre. Les deux ont survécu à la première journée, « la seconde fut plus rude », confient-ils dans un grand rire, évoquant l’accumulation, la fatigue du premier jour et tous les exercices qu’on imagine : tractions, pompes, grimper à la corde.

Les repas ? « Très simplistes et surtout très rapides quand, dans le civil, on prend son temps. Ici, comme tout le monde a faim, on prend une énorme gamelle qu’il faut avoir avalée en 10 minutes. Tout est rapide. On court tout le temps. Pour aller d’un exercice à l’autre, c’est en courant. On se dit qu’on va bien se poser à un moment ou un autre. Eh bien non ! Les 50 kilomètres de marche Képi blanc, c’est l’aboutissement mais, quand on vit tout ce qu’ils vivent avant – et nous, on ne l’a fait que trois jours –, c’est sûr qu’ils la font tranquillement. Il y a du niveau ! Et en plus, ils sont partis la faire avec le sourire, contents », rapportent-ils, impressionnés par tout le travail réalisé en amont.

« Tout le monde pensait que j’allais me faire crier dessus »

À l’issue, les jeunes engagés coifferont leur képi blanc et réciteront le code d’honneur. C’est l’apprentissage du français, pas crié, d’une voix grave. « Celui qui sort du rang pour le clamer, on peut vous dire qu’il a travaillé. Vous me demandez demain de faire la même chose en Serbe, ce ne sera pas pareil ». Et de poursuivre : « Il ne faut pas oublier que demain, au front, ils se battront pour nous, pour un pays qui n’est pas le leur ».

Avant de la connaître, la Légion, pour eux, c’était « comme l’armée, très dur, la survie et pas du tout la fraternité et la camaraderie. Tout le monde autour de moi pensait que j’allais me faire crier dessus pendant trois jours. Au lieu de ça, c’est de la camaraderie, de la solidarité, de la cohésion. La belle découverte, c’est toutes les valeurs humaines qu’il y a derrière. L’objectif, c’est d’être soudés le plus possible pour pouvoir compter les uns sur les autres en opération. On ne le comprend pas quand on le voit de loin et on le mesure de suite en les intégrant », relève David.

« On a perdu la notion du temps »

« Nous avons été quand même très chanceux car on a eu trois jours de beau temps. Imaginez la même chose sous la pluie. Ce n’est pas du tout pareil. On a fait des exercices tactiques à attendre trois heures en forêt de nuit. Sous la pluie, la boue, la fatigue, avec des kilos d’équipements sur le dos, le fusil… Cela n’aurait pas été pareil ».
Alexandre confie son retour : « Je m’attendais à me faire casser, maltraiter… C’est tout l’opposé, et pas parce qu’on est des civils. L’entraide se voit même au niveau des supérieurs vis-à-vis des jeunes engagés. Bien sûr, ils doivent donner des ordres, mais ils connaissent les limites. Le but est de les amener au bout ».

« On a perdu la notion du temps, on ne savait plus quel jour on était et nous n’y sommes restés que trois jours. Pas de mail, pas de téléphone… C’est ce qui a permis une vraie immersion », selon David. Ce qui est sûr c’est que pour les deux, ce fut une expérience… magique !



2026-03-28 09:23:19

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