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Ces derniers temps, une pratique sexuelle impliquant de la nourriture fait parler d’elle sur les réseaux sociaux : le « sploshing ». On vous explique en quoi consiste ce fétichisme à contre-courant de la tendance « clean girl ».
Le potentiel érotique de la nourriture ne cesse d’affoler notre imaginaire, au point de se faire une place jusque dans notre lit. Crème chantilly, chocolat fondu, fraises juteuses, champagne… Autant d’aliments régulièrement mis en scène dans les films ou la publicité qui ne manquent pas de donner des idées aux amoureux les plus gourmands.
Ce lien ténu entre plaisir charnel et gustatif ne date pas d’hier, comme en témoignent les banquets dépeints par de nombreuses fresques et textes antiques. Au Japon, le nyotaimori, qui consiste à manger des sushis sur un corps nu, remonterait à l’époque d’Edo, selon certaines légendes.
Aujourd’hui, les jeux sexuels à base de nourriture semblent avoir franchi un nouveau cap. Bien qu’elle existe depuis un certain temps, la pratique du « sploshing » a connu un pic de popularité ces trois dernières années. Sur TikTok, le hashtag dédié cumule désormais plus de 90 millions de vidéos.
Stimuler les sens en jouant avec la nourriture
Le « sploshing » est un fétichisme qui tire son nom des onomatopées « splosh » et « splash », associées aux éclaboussures. On l’appelle également WAM, de l’anglais « wet and messy », soit mouillé et sale. D’après l’Urban Dictionnary, cette pratique sexuelle consiste à recouvrir ou se faire recouvrir le corps d’aliments aux goûts, textures et températures différentes. Il ne s’agit donc pas de les manger, mais plutôt de jouer avec les sensations corporelles qu’ils procurent. « Une forme très simple de “sploshing” consiste à écraser de la nourriture entre ses doigts ou ses orteils. » détaille la sexologue Tyomi Morgan sur le plateau de l’émission américaine The Doctors.
Soda déversé sur la tête, gâteau sur lequel on s’assoit, miel dont on s’enduit le corps… Selon ses adeptes, la fascination pour le « sploshing » est ainsi d’ordre sensuelle : écraser de la nourriture fait appel à plusieurs sens comme le toucher, le goût et l’odorat. « C’est vraiment agréable de sentir des substances glissantes et humides qui frottent ou caressent la peau » explique la thérapeute.
Cette pratique sexuelle, à contre-courant de la tendance « clean girl », a également une dimension régressive, selon elle : « C’est une forme de rébellion. Quand on est plus jeune, on nous répète qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture, qu’il faut laisser ses aliments dans son assiette. » Pour d’autres, enfin, le « sploshing » s’inscrit dans un cadre BDSM impliquant des jeux de soumission et de domination.
« Sploshing » : une pratique qui interroge
Bien qu’il puisse sembler innocent, le « sploshing » comporte néanmoins des limites. Lors d’un rapport sexuel pénétratif impliquant de la nourriture, l’introduction de substances alimentaires – même celles généralement considérées comme sûres, telles que le yaourt par exemple – peut perturber l’équilibre fragile de la flore vaginale et favoriser l’apparition d’infections.
Par ailleurs, à l’heure où plus de plus de 700 millions de personnes restent sous-alimentées dans le monde selon les derniers chiffres de l’ Observatoire des inégalités, on peut légitimement s’interroger sur l’important gaspillage alimentaire que cette pratique génère. Pour les couples désireux de tenter l’expérience, tournez-vous plutôt vers des produits spécialement prévus pour cet usage comme de la peinture corporelle au chocolat, tout aussi sensuelle et bien plus éthique.
2025-08-11 17:28:00
