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Donald Trump et Vladimir Poutine s’étaient retrouvés vendredi à Anchorage, en Alaska, pour un sommet aussi rapide qu’attendu. Mais ils se sont séparés sans rien dévoiler d’un possible plan de paix pour l’Ukraine ni annoncer de cessez-le-feu à l’issue de leur rapide sommet. Le président américain a parlé de « progrès » et Vladimir Poutine d’un entretien « constructif », sans qu’aucun détail ne filtre. Alors que la guerre en Ukraine dure depuis plus de trois ans, que faut-il retenir de cette rencontre entre les deux dirigeants ?
Un sommet cordial… mais sans avancée concrète
Donald Trump avait promis une rencontre décisive, tout en estimant à 50 % ses chances de réussir à parvenir à un accord. Avant de quitter Anchorage, le président américain avait évoqué une réunion « très productive » et Vladimir Poutine un entretien « constructif », mais rien n’a filtré de leurs trois heures de discussions sur une base militaire de l’Alaska. Donald Trump, qui aime tant se présenter en négociateur décisif, a assuré pendant des déclarations conjointes à la presse qu’il restait « très peu » de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée il y a plus de trois ans par l’invasion russe de l’Ukraine.
Le président américain n’a plus eu le ton quelque peu bravache d’avant la rencontre, lorsqu’il menaçait de claquer la porte en cas d’impasse, ou assurait qu’avec lui Vladimir Poutine ne « ferait pas le malin ». Donald Trump, qui avait menacé la Russie de « conséquences très graves » si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat. « Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant », a-t-il déclaré, en réponse à une question de Fox News, lors d’une interview après le sommet.
Vladimir Poutine, sur la même tonalité engageante et cordiale, a dit espérer que « l’entente » trouvée en Alaska apportera « la paix » en Ukraine. Les deux hommes, avaient promis une conférence de presse. Mais ils se sont seulement serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes.
Zelensky tenu à l’écart, les Européens consultés à distance
Le grand absent de ce sommet, c’était bien sûr Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien, qui n’avait pas été invité à Anchorage, a annoncé ce samedi qu’il irait lundi à Washington rencontrer le président américain, et que celui-ci l’avait informé des « principaux points » de ses échanges avec son homologue russe. Au cours de son vol retour d’Anchorage, Donald Trump a eu un « long appel » avec Volodymyr Zelensky, selon sa porte-parole. Le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’Otan, a précisé Karoline Leavitt à des journalistes à bord d’Air Force One.
Une porte-parole de la Commission européenne a également fait état de la participation d’autres dirigeants européens, notamment participé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte. L’appel a duré « un peu plus d’une heure », selon cette même source.
Un Poutine renforcé sur la scène internationale
L’Ukraine et les Européens redoutaient par-dessus tout que ce sommet permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain, qui avait évoqué en amont la possibilité de concessions territoriales. Il a aussi estimé qu’il pourrait revoir « très bientôt » le président russe. Ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais, « la prochaine fois à Moscou », sur un ton léger. « J’imagine que cela pourrait arriver », a rétorqué le président américain, amusé.
Avec ce sommet au ton chaleureux, Poutine signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue. La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. C’est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.
2025-08-16 09:51:14
