samedi, mars 28, 2026
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Pourquoi fortes chaleurs et pics de pollution à l’ozone sont liés ?


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Le thermomètre grimpe partout en France, mais dans certains cas, sortir prendre l’air n’est pas la meilleure solution. Dans la Drôme, le Gard, l’Ain ou encore dans le sud-est de la France, la qualité de l’air est largement dégradée cette semaine. Des pics de pollution à l’ozone sont observés dans plusieurs départements, obligeant les préfectures à déclencher des procédures d’alertes, selon les seuils observés. Ces territoires sont aussi concernés par des températures caniculaires et placés en vigilance orange ou rouge par Météo-France. Malchance ou lien de cause à effet ? 20 Minutes vous explique.

Un peu de chimie pour commencer. « L’ozone est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas directement émis dans l’atmosphère, décrypte Damien Piga, directeur des relations extérieures d’AtmoSud, l’observatoire de surveillance de la qualité de l’air de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est issu de la recombinaison d’autres polluants dits primaires tels que l’oxyde d’azote et les composés organiques volatils. » Le premier est notamment issu du trafic routier ou maritime, tandis que les composés organiques volatils (COV) peuvent être méthaniques ou non méthaniques, et provoqués par la combustion d’hydrocarbures, l’activité industrielle ou encore liés à des émanations provenant de solvants.

Rayon et chaleur

Ces deux éléments se mêlent et une transformation chimique en ozone s’opère, activée par le rayonnement UV. « C’est pour cela qu’on retrouve de la pollution à l’ozone en été : il n’y a pas plus d’émissions, mais la réaction est plus intense lorsque le rayonnement solaire est puissant et qu’il y a des fortes chaleurs », ajoute l’expert. Par ailleurs, d’autres indicateurs de pollution sont aussi à surveiller. « L’ozone est un traceur de la pollution photochimique, mais il y a d’autres polluants derrière, comme les particules ultrafines », rappelle Damien Piga.

Si les périodes de canicule sont marquées par des pics de pollution, notamment à l’ozone, c’est aussi parce que les conditions météorologiques anticycloniques y sont propices. Il y a peu de vent, l’atmosphère est stable donc les masses d’air ne bougent pas. « Il y a toujours autant d’émissions, mais elles s’accumulent parce qu’il n’y a pas d’évacuation de ces polluants », analyse le directeur des relations extérieures chez AtmoSud. Pour résumer : les conditions qui conduisent à des vagues de chaleur sont aussi défavorables pour la qualité de l’air. « Elles ne sont pas la cause des épisodes de pollution, mais par contre elles les aggravent », clarifie cependant Damien Piga.

Un impact sur la santé

L’été est donc la période la plus propice aux pics de pollution à l’ozone, gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique. Ce qui n’est pas sans risque pour la santé, en particulier pour les personnes âgées, les enfants ou encore les personnes déjà malades. « Il y a un risque d’irritation ou de développer une pathologie respiratoire plus importante, précise Damien Piga. Néanmoins, entre la pollution chronique qu’on respire tous les jours et les phénomènes de pics, le plus dangereux reste le quotidien. »

La pollution chronique peut conduire au développement de maladies respiratoires, mais également de maladies cardiovasculaires, de diabète ou encore de rhumatismes. « On mesure depuis quelques années des particules ultrafines qui rentrent en profondeur dans l’appareil respiratoire, franchissant la barrière sanguine et circulant dans tout l’organisme », indique le responsable d’AtmoSud. La pollution à l’ozone peut également avoir des conséquences sur la végétation, notamment sur les cultures, avec un jaunissement des feuilles et une baisse de rendement.

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Pour limiter son exposition à la pollution atmosphérique, il est recommandé d’éviter de pratiquer une activité physique intense en plein air et de ne pas sortir au moment où l’ensoleillement sera à son maximum, c’est-à-dire entre 11 heures et 18 heures. « Ce qui correspond aux recommandations de la vigilance canicule », souligne par ailleurs Damien Piga. Il est aussi préférable de s’éloigner de toutes les sources d’émissions de polluants, comme les axes routiers chargés, et de privilégier les transports en commun ou le covoiturage.



2025-08-13 05:37:36

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