#Petit #Navire #propose #danalyser #vos #boîtes #thon #laboratoire

Du mercure dans votre thon ? « Faites le test », lance Petit Navire, dans le cadre d’une opération de transparence censée rassurer les consommateurs. Face aux alertes toujours plus nombreuses sur la présence de métaux lourds dans le poisson, en particulier chez les grands prédateurs, les clients délaissent de plus en plus souvent le thon en boîte.
Or, selon Petit Navire, les quantités mesurées dans ses poissons seraient bien en-deça des normes européennes. D’où cette démarche inédite en matière de transparence : les clients sont invités à se connecter sur le site dédié, pour ensuite renvoyer leur thon en boîte vers un laboratoire spécialisé et indépendant. « Les frais d’achat, d’envoi et d’analyse sont entièrement pris en charge par Petit Navire », insiste la marque. Les analyses seront réalisées par le laboratoire Labexia, à Quimper (Finistère).
Beaucoup de mercure chez les prédateurs
Les analyses sont ensuite réalisées selon des normes officielles, afin de garantir des résultats objectifs et fiables. Les clients les recevront ensuite directement chez eux, de la part du laboratoire.
Car si les poissons respectent bien les niveaux maximum prévus par la réglementation, ils dépassent parfois, chez le thon, l’espadon ou encore le requin, les seuils recommandés par certaines associations de protection des consommateurs. La raison est simple : ces poissons prédateurs mangent des poissons plus petits, qui ont eux-mêmes consommé des poissons plus petits… accumulant d’autant plus de métaux lourds présents dans les océans.
Seules les 1000 premières boîtes analysées
Or ces métaux lourds (plomb, mercure, arsenic, nickel, cadmium, zinc, chrome…), et en particulier le mercure, sont néfastes pour la santé : il est toxique pour le système nerveux central de l’être humain – plus encore chez le jeune enfant et la grossesse. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le mercure « constitue l’une des 10 substances chimiques gravement préoccupantes pour la santé publique ». Il entraîne « des effets toxiques sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire ainsi que sur les poumons, les reins, la peau et les yeux ». Les êtres humains sont particulièrement exposés au méthylmercure, un composé organique dérivé du mercure, par la consommation de poisson et de crustacés qui en contiennent. Difficilement éliminé par l’organisme, il s’y accumule, postant d’autant plus de problèmes.
Pour autant, l’opération de Petit Navire est limitée « aux 1000 premières boîtes » renvoyées d’ici le 5 mai. Promettant à tout consommateur de vérifier directement, lui-même, la conformité du produit acheté, elle risque de se heurter à une demande bien supérieure…
2026-03-27 09:27:00
