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À trois jours du second tour des élections municipales du 22 mars, plusieurs figures historiques de la gauche toulousaine sortent de leur réserve. Dans un texte commun, elles appellent à voter pour le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, face au « risque » d’une victoire de La France insoumise.
C’est une prise de position qui ne passe pas inaperçue dans le paysage politique local. D’anciens élus socialistes et radicaux de gauche de Toulouse ont publié un texte appelant explicitement à soutenir le maire sortant, pourtant classé à droite.

Dans ce document, les signataires affirment s’exprimer sans « siège ni intérêt personnel à défendre », mais avec la volonté de peser dans un scrutin qu’ils jugent déterminant pour l’avenir de la ville. Ils évoquent un « moment grave » et estiment que le choix des électeurs « peut être lourd de conséquences ».
Le rejet de La France insoumise en toile de fond
Au cœur de cet appel : la crainte d’une victoire de La France insoumise, incarnée localement dans ce scrutin et associée à Jean-Luc Mélenchon.
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Bien qu’ils revendiquent leur histoire politique à gauche et leur attachement à des valeurs comme la solidarité, la démocratie et la laïcité, ils considèrent aujourd’hui que « l’unique attitude efficace est de voter pour Jean-Luc Moudenc ».
Des signataires ancrés dans l’histoire locale
Parmi les signataires figurent plusieurs personnalités connues de la vie politique toulousaine : Jacques Lévy, ancien chef de file socialiste aux municipales, Jean-Pierre Plancade, ancien sénateur socialiste de Haute-Garonne, Henri Stzulman, ancien conseiller municipal socialiste et Bernard Keller, ancien maire de Blagnac (PRG) et vice-président de Toulouse Métropole.

Tous revendiquent un engagement passé à gauche, qu’ils opposent aujourd’hui à ce qu’ils qualifient de « risque extrémiste ».
Un ex-adjoint de Pierre Cohen votera Moudenc
Ancien adjoint à l’urbanisme de Pierre Cohen, Daniel Benyahia votera lui aussi pour Jean-Luc Moudenc. Et justifie son choix dans le texte suivant : « Nous nous sommes tant aimés. Je suis en deuil de ma gauche. Celle qui construisait proposait gérait, fidèle à Léon Blum, Pierre-Mendès-France, Robert Badinter et bien d’autres, solide sur ses convictions sans compromission en un mot respectable. Et respectée par ses opposants. Je n’ai pas quitté la gauche elle me quitte. Me voilà orphelin. Tout a été dit et quelques courageux refusent de boire le calice jusqu’à la lie. Ce reniement coûtera cher et le discrédit fera mal pour les prochaines échéances ».
2026-03-20 14:19:34
