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« Matisse, 1941-1954 » : 3 bonnes raisons de courir voir l’exposition au Grand Palais


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« La Tristesse du roi », Papiers gouachés, 1954, Henri Matisse (1869-1954) Centre Pompidou
« La Tristesse du roi », Papiers gouachés, 1954, Henri Matisse (1869-1954) Centre Pompidou – ©Dennis Hallinan / Alamy / abacapress

Ce 24 mars, le Grand Palais accueille l’exposition « Matisse, 1941-1954 » Voici trois bonnes raisons de foncer la voir.

Les premiers jours du printemps nous invitent à prendre l’air. Et si l’on en profitait pour pousser les portes des musées ? 

À partir du 24 mars se déploie dans l’enceinte du Grand Palais, l’exposition « Matisse, 1941-1954 ». Cette monographie nous invite à découvrir au détour de 300 œuvres la création d’ Henri Matisse au sommet de son art, dans ses dernières années. Voici trois bonnes raisons d’aller la découvrir.

1.Pour découvrir la renaissance du peintre

Alors âgé de 72 ans, l’année 1941 ne s’annonce pas anodine pour le peintre fauviste. Atteint d’un cancer du côlon, il se pense condamné, les médecins lui donnent six mois à vivre. Après une lourde opération, il survit finalement, mais reste très affaibli. Pendant sa convalescence niçoise, il est contraint de porter un corset de fer et de rester alité la majorité du temps, il traverse une véritable métamorphose . Dans une lettre adressée à son fils Pierre en 1942, il écrit : « Mon opération a été une chose extraordinaire pour moi au point de vue mental. Elle m’a équilibré l’esprit, clarifié les idées. C’est comme une deuxième vie. » 

Au fil des années, il va réinventer son œuvre en apprenant à peindre sans peinture ni pinceaux… Mais avec des ciseaux. Avec la gouache découpée, il explore sous toutes les coutures, la dimension décorative de son art. Cette renaissance se découvre au cours de votre déambulation dans l’institution parisienne par ses célèbres « Nus bleus », « La Tristesse du roi », mais aussi «  Zulma, La Danseuse créole ». 

Même s’il s’adonne avec véhémence à ce nouveau langage plastique, il ne renonce jamais totalement à la peinture. Il lui arrive de ressortir ses pinceaux comme le prouvent des dizaines de toiles.

2. Pour s’offrir une escapade en Provence

Même s’ il est né dans le Nord de la France, à Cateau-Cambrésis, c’est la Côte d’Azur qui finira de le séduire. Dès 1917, il s’établit dans la baie des Anges dont la lumière et les paysages méditerranéens l’inspirent. Le peintre va notamment se lier à un autre grand nom de l’histoire de l’art, Auguste Renoir, installé non loin de là, à Cagnes-sur-Mer.

En 1943, les bombardements de la Seconde Guerre mondiale le contraignent à quitter Nice pour s’établir à Vence. L’artiste s’installe alors pendant cinq ans dans sa résidence surnommée la « Villa Le Rève » où défilent ses amis écrivains et artistes, parmi lesquels Pablo Picasso, Pierre Bonnard, Louis Aragon ou encore André Breton. 

L’exposition traduit cette période féconde avec, entre autres,  son livre d’artiste « Jazz », ses vitraux et la série des « Intérieurs de Vence » où l’ombre des paysages azuréens plane.

3. Profiter d’une explosion de couleurs pour célébrer le printemps 

S’il y a bien un artiste à voir pour célébrer ces premiers jours de printemps, c’est Henri Matisse. Tout au long de sa vie, celui qui affirmait « le noir est une couleur » n’a cessé de faire l’éloge de l’expression des pigments. Cette exposition en est le parfait témoignage. De l’écarlate « Intérieur rouge » au bleu profond d’« Icare », le visiteur n’a que l’embarras du choix pour vivre une véritable explosion chromatique.

Son goût pour les couleurs éclatantes transparaît par plus de 230 œuvres issues de la foisonnante collection du Centre Pompidou. Aussi, les institutions internationales les plus prestigieuses ont elles aussi fait des prêts. L’occasion de découvrir des chefs-d’œuvre initialement conservés au sein du Museum de Los Angeles, de la National Gallery of Art de Washington ou encore du Met et MoMA. Une opportunité rare car les toiles ne font pas souvent le voyage depuis l’autre côté de l’Atlantique.

L’influence de Matisse dépasse largement la peinture. Son attrait pour la couleur a été une source d’inspiration pour de nombreux cinéastes, notamment ceux de la Nouvelle Vague. Jacques Demy clamera que sa palme d’or « Les Parapluies de Cherbourg » est un « Matisse qui chante ». Jean-Luc Godard, Agnès Varda et Eric Rohmer rendront eux aussi dans leurs films d’élogieux hommages au peintre.



2026-03-23 20:24:00

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