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Boualem Bensaïd va rester en prison en France. Le tribunal administratif de Strasbourg a en effet rejeté lundi sa demande d’être expulsé vers l’Algérie.
Agé de 57 ans, cet Algérien est l’un des auteurs des attentats de 1995. Il est actuellement en détention dans le Haut-Rhin, au centre pénitentiaire d’Ensisheim, malgré la décision rendue le 10 juillet par la cour d’appel de Paris qui permettait sa libération à partir du 1er août à la condition qu’il soit expulsé vers l’Algérie. Une demande de laissez-passer a d’ailleurs été transmise fin juillet au consulat de Strasbourg mais aucune réponse n’a été donnée.
L’idée d’une « détention arbitraire » rejetée
Le 9 août, Boualem Bensaïd a demandé au ministre de l’Intérieur d’être assigné à résidence dans l’attente de son expulsion, sans réponse à ce stade, selon sa requête déposée au tribunal administratif de Strasbourg. Dans son référé-liberté, une procédure d’urgence, il demandait notamment au tribunal d’enjoindre la préfecture du Haut-Rhin à procéder à son expulsion.
Mais, rejetant l’idée d’une « détention arbitraire », le tribunal a considéré que celui qui avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ne pouvait « sérieusement soutenir que son éloignement du territoire français à destination de l’Algérie pourrait être accompli de manière effective sans laissez-passer consulaire préalablement délivré par les autorités algériennes ».
« Il est constant que le préfet du Haut-Rhin a, dès le 23 juillet 2025, transmis au consulat général d’Algérie à Strasbourg une demande de laissez-passer consulaire, à laquelle les autorités algériennes n’ont depuis pas donné suite », a poursuivi le juge des référés. « Dès lors, la situation dont se plaint M. Bensaïd ne saurait être imputée à l’administration française, qui a accompli en temps utile les diligences qui lui incombaient pour procéder à son expulsion du territoire français et permettre sa libération conditionnelle et se trouve, pour une raison qui lui est parfaitement étrangère, dans l’impossibilité de la mener à bien ».
Le tribunal accusé de faire « l’autruche »
« Le tribunal administratif fait l’autruche et ne veut manifestement pas voir la difficulté juridique qui entoure le cas de Boualem Bensaïd », a déploré Me Romain Ruiz, qui le défend au côté de Me Philippe Van Der Meulen. Selon l’avocat, « jamais l’Algérie n’a dit qu’elle refuserait son expulsion et nous avons toutes les raisons de croire que l’inverse se produirait si Bruno Retailleau expulsait sans état d’âme un homme vers son pays d’origine ».
Notre dossier Terrorisme
Boualem Bensaïd a notamment été reconnu coupable d’avoir posé la bombe qui a explosé dans le RER B à la station Saint-Michel, à Paris, le 25 juillet 1995, faisant huit morts et 150 blessés. L’action faisait partie d’une vague d’attaques revendiquée par le Groupe islamique armé (GIA) algérien, qui reprochait à la France son « soutien » au régime d’Alger.
2025-09-09 02:17:51
