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Le Parquet national financier a annoncé, vendredi, le classement sans suite de l’enquête visant Tony Estanguet concernant les conditions de sa rémunération à la tête des Jeux olympiques de Paris 2024. Ouverte le 1er février 2024, cette procédure portait sur des soupçons de « prise illégale d’intérêts », « favoritisme » et « détournement de fonds publics », notamment liés à l’évolution de son statut de salarié à entrepreneur individuel.
Selon le procureur Pascal Prache, les investigations ont finalement mis en évidence une « erreur de droit commise de bonne foi ». Les différentes autorités consultées, dont l’Urssaf, le Contrôle général économique et financier ou encore le conseil d’administration du comité d’organisation, n’avaient « à aucun moment » indiqué « la nécessité d’avoir recours aux règles de passation des marchés publics » lors du changement de statut contractuel.
Une rémunération annuelle fixée à 270.000 euros
Entendu comme suspect libre le 29 février 2024, Tony Estanguet avait défendu son rôle en affirmant : « Je ne décide de pas de ma rémunération ni de son cadre » et « je fais confiance à ce qui a été décidé à l’époque ». Il expliquait également que le dispositif retenu impliquait « une structure ad hoc qui facture chaque mois au comité d’organisation », conformément aux décisions prises lors de sa nomination en 2018.
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Sa rémunération, fixée à 270.000 euros bruts annuels, avait été validée dès mars 2018 par le conseil d’administration du comité d’organisation, « de façon souveraine et indépendante », sur recommandation d’un comité d’experts. Le Cojop précisait en outre que les « modalités de versement » avaient été validées par les autorités compétentes et que le montant faisait l’objet d’un audit annuel, sans évolution depuis sa mise en place.
2026-04-03 20:09:06
