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Revoilà le Parti socialiste au cœur du jeu politique. Reçu à Matignon, jeudi, le PS a renouvelé auprès du Premier ministre (et à qui veut l’entendre) son offre de « discuter » sur la « base de travail » des propositions budgétaires des partis de gauche hors LFI, avec « toutes les forces du front républicain ». Il poursuit ainsi son offensive pour décrocher Matignon, après la chute quasi inéluctable de François Bayrou, lundi, lors du vote de confiance.
Lundi, la gauche, l’extrême droite, le petit groupe indépendant Liot dans sa grande majorité et quelques députés LR ont promis de ne pas voter la confiance. S’ouvrira ensuite une période d’incertitudes. Emmanuel Macron n’ayant a priori ni l’intention de dissoudre l’Assemblée – comme le réclame le RN – ni de démissionner – comme le voudrait LFI –, il devra nommer un nouveau Premier ministre. Mais de quel bord et dans quel délai ?
« Remettre de la couleur dans nos vies »
Le premier secrétaire Olivier Faure a répété que le prochain Premier ministre choisi par Emmanuel Macron devrait gouverner « sur la base que nous avons définie ». Le PS propose un effort budgétaire deux fois moindre que les 44 milliards d’euros de Bayrou. « C’est un projet juste, qui permet de remettre de la couleur dans nos vies », plaide-t-il, l’opposant au plan « dépressif » du Premier ministre.
Le PS a rappelé son engagement à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, ce qui obligera à trouver des compromis avec a minima le bloc central pour faire passer des textes, et en premier lieu le budget. Mardi, Emmanuel Macron avait enjoint aux chefs de l’actuelle coalition gouvernementale – Renaissance, Modem, Horizons, LR – de « travailler avec les socialistes » dans la perspective de la succession de François Bayrou.
Ce jeudi, le chef des députés LR Laurent Wauquiez a assuré que son groupe ne censurerait « ni un gouvernement PS ni un gouvernement RN » pour éviter « une instabilité catastrophique » après l’échec des gouvernements Barnier et Bayrou en moins d’un an. Mais LR, qui ne participerait pas à un tel gouvernement, doit encore accorder ses violons en interne. « Si LR a accepté d’entrer au gouvernement, c’est justement pour empêcher la gauche d’accéder au pouvoir […] Si un gouvernement socialiste devait mener une politique contraire aux intérêts de la France, le devoir de la droite serait de l’empêcher », rétorque le président des LR et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Notre dossier sur le vote de confiance
Soucieux qu’une « personnalité de gauche » accède à Matignon, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann souhaite que ce nouveau Premier ministre « annonce d’emblée une méthode […], celle du compromis ». Mais, prévient-il, il s’agira surtout de « tenir » sur la base de quelques points d’accord jusqu’en 2027. Un « travail très ingrat » que ne pourra occuper qu’une personnalité dépourvue d’« ambitions pour la suite parce que sinon, les forces politiques refuseront de lui faire des cadeaux ». Manière de faire comprendre que lui-même n’est pas candidat.
2025-09-04 12:39:59
