mardi, mars 24, 2026
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la garde nationale, son nouveau bras armé ?


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Bientôt des soldats sur Times Square ? Alors qu’il évoque la possibilité de déployer des troupes dans plusieurs villes américaines, Donald Trump a signé lundi un décret visant à préparer la garde nationale à réprimer les troubles à l’ordre public et assurer la sécurité publique. Le texte ordonne également la création d’une unité spéciale à Washington et de forces de réaction rapide dans chaque État, avec les mêmes objectifs. Une évolution que le général Randy Manner, ancien chef adjoint de la garde nationale, a qualifié d’« inutile et dangereuse ».

Le lendemain, Donald Trump agitait une nouvelle fois la menace d’envoyer des troupes à Chicago – une opération sur laquelle le Pentagone travaille depuis des semaines, selon le Washington Post. La justification ? Lutter contre le crime, même si le nombre de meurtres dans la troisième ville du pays a baissé de moitié en quatre ans, et que les autorités locales s’y opposent.

Les grandes villes progressistes dans le viseur

« Après s’être servi de Los Angeles et Washington comme terrain d’expérimentation pour ses excès de pouvoir autoritaires, Trump évoque désormais ouvertement la possibilité de prendre le contrôle d’autres États et villes », avait dénoncé vendredi le gouverneur de l’Illinois J.B. Pritzker, accusant Donald Trump de cibler les bastions démocrates. Le président républicain a indiqué avoir aussi l’intention d’envoyer la garde nationale à New York, Baltimore et San Francisco – trois villes à l’électorat majoritairement progressiste.

« Ce n’est pas comme si je n’avais pas le droit de faire tout ce que je veux faire. Je suis le président des États-Unis. Si je pense que le pays est en danger, et c’est le cas dans ces villes, je peux le faire », a encore martelé Donald Trump mardi lors d’une réunion avec ses ministres.

À Washington, des patrouilles armées dans les rues

Héritière des milices du XVIIe siècle, la garde nationale constitue l’armée de réserve des États-Unis. Elle regroupe environ 430 000 hommes. Ses unités sont placées sous l’autorité du gouverneur de chaque État, hormis dans le District de Columbia où elle prend ses ordres du président.

C’est cette particularité qui avait permis à Donald Trump, le 11 août, de déployer la garde nationale à Washington, affirmant que la criminalité y serait hors de contrôle. Un argument contredit par les statistiques, qui montrent un niveau de violence au plus bas depuis 30 ans ? Le Congrès vient d’ouvrir une enquête, accusant les autorités démocrates locales de manipulation des chiffres.

Dans sa prise de contrôle de la garde nationale, Donald Trump peut compter sur le soutien de plusieurs États républicains, dont les gouverneurs ne se font pas prier pour mettre leurs troupes à disposition de la Maison Blanche. La majorité des 2 300 militaires présents dans la capitale proviennent d’États comme la Louisiane, le Mississippi ou la Virginie-Occidentale. Depuis la semaine dernière, ils peuvent être armés.

À Los Angeles, des soldats déployés contre l’avis du gouverneur

Début juin, Donald Trump avait également pris le contrôle de la garde nationale de Californie afin de la déployer à Los Angeles, où une partie de la population s’opposait aux rafles brutales de l’ICE, l’agence fédérale de l’immigration. C’était la première fois depuis le mouvement pour les droits civiques, dans les années 1960, que la garde nationale était déployée contre l’avis du gouverneur d’un État – en l’occurrence le démocrate Gavin Newsom, devenu une voix majeure de l’opposition. La légalité de cette mobilisation est toujours débattue devant les tribunaux.

L’insistance de Donald Trump à ne tolérer aucune contestation tranche avec l’indulgence réservée aux émeutiers du Capitole. Sitôt revenu à la Maison Blanche, le milliardaire avait gracié environ 1 500 personnes condamnées ou inculpées pour avoir pris d’assaut du Capitole, le 6 janvier 2020, afin de contester la victoire de son adversaire. Plus d’une vingtaine de procureurs qui avaient poursuivi les émeutiers ont été limogés par le ministère américain de la Justice ces dernières semaines.



2025-08-27 18:10:00

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