vendredi, mars 27, 2026
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« Je voulais être aux côtés de mon fils » : ivre et sous le coup d’une OQTF, il viole son interdiction de contact avec son ex-compagne


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l’essentiel
Cinq mois après avoir été condamné pour violences conjugales, un Algérien était jugé pour avoir violé son interdiction de contact avec son ex-compagne. Le tribunal judiciaire de Foix, en Ariège, l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Dans le box des prévenus, Sofian* semble toujours aussi déconcerté par sa présence au tribunal. Il comparaît pourtant devant le tribunal de Foix pour avoir violé une interdiction de contact avec son ex-compagne, une mesure prononcée à son encontre en mars dernier après des faits de violences conjugales.

Le prévenu est visé par une OQTF depuis quelques années.
Le prévenu est visé par une OQTF depuis quelques années.
DDM – MARIANNE PRADERE LOUBET

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Le 10 août dernier, vers 7 heures, Adrianna* s’occupe de son enfant de 17 mois dans leur domicile de Foix lorsqu’elle est importunée par son ancien compagnon, visiblement ivre. Il crie, tambourine à la porte, insiste. Excédée, elle finit par ouvrir, tout en appelant la police. À l’arrivée des agents, Sofian a déjà pris la fuite. Mais il revient sitôt la patrouille repartie, reproduisant le même vacarme. Nouvelle intervention des forces de l’ordre, nouvelle disparition du prévenu, cette fois par la fenêtre.

Ce n’est que deux jours plus tard qu’il se présente de lui-même au commissariat. Il affirme alors ignorer l’interdiction qui lui est faite de s’approcher d’Adrianna et assure être seulement venu récupérer les clés d’une voiture appartenant à son frère. Placé en détention provisoire, il change de version : cette fois, il dit avoir été malade et être venu chercher des médicaments. Mais à l’audience, son discours évolue encore.

« Mon fils était malade, je voulais lui rendre visite »

Dans le box, l’homme de 44 ans soutient désormais qu’il voulait voir son fils. Par l’intermédiaire d’une traductrice, il déclare : « Mon fils était malade, je voulais lui rendre visite ». Adrianna confirme en partie, admettant qu’il se rend souvent chez elle « sous prétexte de voir son fils ». Mais elle précise aussitôt : « Il vient quand il veut, sonne à n’importe quelle heure… Ce type de comportement traumatise le petit ». Toutefois, elle aussi affirme ne pas avoir été informée de l’interdiction faite à Sofian de l’approcher.

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Pourtant, quelques mois plus tôt, le prévenu avait déjà comparu pour violences conjugales. Il avait alors été condamné à une interdiction de contact avec son ex-compagne. À l’audience, la substitut du procureur s’étonne : « J’ai du mal à croire que Sofian n’était pas au courant, d’autant plus que c’est moi-même qui lui ai expliqué cette interdiction ». Un élément qui souligne les incohérences du prévenu. D’autant plus que sa dernière version pourrait servir à justifier son maintien en France, alors qu’il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

« Je n’avais pas compris, je ne referai jamais ce que j’ai fait »

Arrivé clandestinement en France en 2020, Sofian avait été expulsé vers l’Algérie trois ans plus tard. Le regard candide, il justifie son retour en France par la naissance de son enfant. « Elle venait d’accoucher, je voulais être aux côtés de mon fils », affirme-t-il posément dans sa langue maternelle. Confronté aux faits, il se défend : « Je n’avais pas compris, je ne referai jamais ce que j’ai fait, je ne remettrai plus les pieds chez elle. »

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La substitut du procureur ne se laisse pas convaincre. « D’abord, il veut les clés de la voiture. Ensuite, il dit qu’il cherchait des médicaments. Et maintenant, il dit qu’il voulait voir son fils… Alors qu’il était ivre », dénonce-t-elle. Elle requiert six mois de prison avec maintien en détention, ainsi qu’une interdiction de territoire français pendant trois ans et une nouvelle interdiction d’entrer en contact avec Adrianna.

Un motif légitime pour rester en France

Face au tribunal, le prévenu reste impassible lorsque la traductrice lui rapporte les réquisitions. Son avocate, Maître Faubert, plaide la relaxe en insistant sur la naissance de l’enfant, qu’elle considère comme un « motif légitime » pour rester en France. Elle demande également un suivi pour l’alcoolisme de son client.

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Le tribunal entend partiellement cette requête. Sofian est relaxé du chef de maintien irrégulier sur le sol français. En revanche, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir violé son interdiction de contact avec son ex-compagne.

*Les prénoms ont été modifiés



2025-08-23 04:46:02

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