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A peine les municipales terminées, la bataille pour la présidentielle a repris de plus belle au PS. Et les couteaux sont déjà bien de sortis dans la course vers l’Élysée. Il faut dire que le parti se déchire sur la stratégie d’Olivier Faure vis-à-vis de LFI.
A l’exception notamment de Nantes avec la réélection de Johanna Rolland, la plupart des fusions d’entre-deux-tours entre les socialistes et La France insoumise n’ont en effet pas eu l’effet escompté. De Toulouse à Limoges, de Clermont-Ferrand à Avignon, les alliances socialistes avec le mouvement de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon ont été battues. D’autant qu’à Paris et Marseille, où il n’y a pas eu de telles alliances, la gauche hors Insoumis gagne nettement des batailles qui s’annonçaient plus serrées.
Hollande charge le manque d’« autorité » de Faure
Dimanche soir, François Hollande n’a donc pas manqué l’occasion pour critiquer cette stratégie. L’ancien président a ainsi dénoncé « l’impasse » dans laquelle la « direction du PS » a, selon lui, mené le parti, en défendant « l’union pour l’union » au second tour des élections municipales, sans pour autant définir « une ligne ».
Le premier secrétaire du PS « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas », a regretté François Hollande, visant sans les nommer explicitement les alliances avec LFI. Il a en outre appelé à « ouvrir maintenant » un débat au sein du PS car « le temps de la clarification est venu ».
Glucksmann s’en prend aux « accords de circonstance »
Dans un communiqué, Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, a lui aussi fait entendre sa voix. Et sa position n’est pas très éloignée de celle de François Hollande. Il a en effet estimé que, pour la gauche, « il est possible de gagner dans la clarté ». Le probable candidat à la présidentielle a fustigé des « accords de circonstance, des ambiguïtés, des unions qui explosent au premier virage », en particulier entre le PS et La France insoumise.
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Raphaël Glucksmann a donc plaidé pour « une gauche ferme face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de la brutalisation du débat public », appelant à construire « dès aujourd’hui une majorité française pour battre le RN et la droite ».
2026-03-23 01:35:08
