dimanche, avril 5, 2026
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Évasions en série au zoo des 3 Vallées : un zèbre a-t-il été abattu pour nourrir des fauves affamés ?


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l’essentiel
Faute de nourriture pour les fauves, un zèbre aurait été abattu puis donné en pâture aux carnivores du zoo des Trois Vallées, selon le témoignage d’une bénévole. Un récit particulièrement grave, alors que le zoo tarnais est déjà dans le viseur des autorités depuis plusieurs années.

Nouveau témoignage inquiétant concernant le zoo des Trois Vallées. Déjà visé par plusieurs procédures administratives, inspections et évacuations d’animaux ces dernières années, le parc animalier tarnais se retrouve aujourd’hui au cœur de nouvelles accusations particulièrement graves.

Selon le témoignage d’un bénévole, qui a souhaité garder l’anonymat par crainte de représailles, un zèbre aurait été abattu en avril 2022 puis découpé de manière peu protocolaire afin de nourrir des fauves du parc, faute de nourriture suffisante. « Ils ont mis fin à sa vie et ils l’ont complètement découpé à la barbare », a confié le bénévole.

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D’après son récit, le zèbre était malade et la décision aurait été prise de mettre fin à ses jours et d’utiliser la viande pour nourrir des lions. « S’il n’y avait pas à manger, soit on n’avait rien à leur donner, soit il fallait utiliser le zèbre… », affirme-t-il, évoquant une décision prise dans un contexte de manque de moyens financiers pour nourrir les animaux. Contacté, Sauveur Ferrara a répondu qu’il « ne commenterait pas les fantasmes ».

Une partie de la nourriture financée par les bénévoles

Ce témoignage intervient dans un contexte déjà très tendu autour du zoo de Montredon-Labessonnié. Ces derniers mois, plusieurs dizaines d’animaux ont été évacués vers d’autres structures, sur décision des autorités. Mais à ce jour, il en resterait encore une centaine, principalement des loups, des lions, des primates, des zèbres et des perroquets.

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Depuis plusieurs années, la situation de l’établissement fait l’objet de signalements, de contrôles administratifs et de critiques d’associations de protection animale concernant les conditions de détention et les moyens du parc. D’après des témoignages recueillis par La Dépêche, une partie de la nourriture serait aujourd’hui financée et livrée directement par un réseau de bénévoles, faute de budget suffisant. Une situation qui pose la question des moyens réels dont dispose la structure pour assurer l’alimentation d’animaux sauvages, notamment de grands carnivores.

Que dit la loi ?

En France, les parcs zoologiques sont soumis au Code rural et au Code de l’environnement, qui encadrent strictement la détention, les soins et la mise à mort des animaux sauvages en captivité. Un animal peut être euthanasié, notamment s’il est malade ou en souffrance, mais la décision doit être justifiée et la mise à mort réalisée par du personnel habilité, dans des conditions évitant toute souffrance.

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Lorsqu’un animal meurt, son corps doit être pris en charge par une filière spécialisée, comme l’équarrissage ou l’incinération, conformément à la réglementation sanitaire. Concernant l’alimentation des carnivores, l’utilisation de carcasses animales peut exister dans certains parcs zoologiques, mais cette pratique est strictement encadrée sur les plans sanitaire et vétérinaire. En revanche, si un animal est tué uniquement pour nourrir un autre animal sans justification, cela peut être considéré comme une mise à mort sans nécessité, donc potentiellement illégale.

Reste désormais à savoir si, dans cette affaire, les règles encadrant l’euthanasie des animaux et le traitement des cadavres ont été respectées, ce que seules les autorités administratives et vétérinaires pourront déterminer. Contactés, les services de l’État n’ont pas répondu à nos sollicitations.



2026-04-05 13:26:55

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