dimanche, mars 22, 2026
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comment sortir de la crise d’ici mercredi soir ?


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Qui aurait dit qu’un jour, Gabriel Attal, patron du parti Renaissance, s’enfermerait dans une loge maquillage d’une grande chaîne de télévision avec Olivier Faure, premier secrétaire du PS et Marine Tondelier secrétaire nationale des écologistes ? Qui aurait dit que la discussion durerait 45 minutes et qu’elle ne se passerait pas si mal que ça ?

Cette scène surréaliste, dont le contenu des discussions n’a filtré qu’à la marge, explique à quel point tous les repères politiques sont percutés par la démission de Sébastien Lecornu, éphémère Premier ministre dont le gouvernement n’aura pas tenu quinze heures. Elle montre aussi que l’ensemble des partis politiques ont compris qu’ils devaient sortir des postures et se parler.

Lecornu : deux jours de consultations

« Il faut être capable de démontrer qu’autre chose est possible », glisse-t-on chez Renaissance. « Autre chose », c’est une dissolution demandée exclusivement par le Rassemblement national, le seul parti à y avoir intérêt. La formation d’extrême droite est convaincue qu’elle ressortirait d’un retour aux urnes avec beaucoup plus de députés, possiblement le double (123 députés aujourd’hui). Son président, Jordan Bardella, l’anticipe et est prêt à tendre la main à la droite pour trouver une majorité.

Les sondages montrent que ce n’est pas de la politique-fiction. La perspective d’une dissolution et de l’arrivée au pouvoir du RN provoque de multiples initiatives entre les uns et les autres. Le mot « compromis » revient en boucle au sein de l’arc républicain avec plusieurs initiatives.

Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, chargé par Emmanuel Macron d’ultimes négociations pour trouver un accord avant ce mercredi soir, reçoit à tout va et passe des coups de fil. Il lui reste 24 heures pour trouver un moyen de faire voter un budget. En dehors de ces rendez-vous médiatisés, tous les partis de gouvernement se parlent. La proposition faite début septembre par Gabriel Attal de faire appel à un négociateur reprend même un peu de crédit.

Des « négociateurs » pour un accord ?

Sans empiéter sur les rendez-vous de Sébastien Lecornu, le but serait qu’un ou deux négociateurs, des retraités de la politique ou d’anciens syndicalistes, acceptés par tous les participants, mettent tous les partis de gouvernement autour de la table pour construire un pacte de stabilité jusqu’à la prochaine présidentielle. C’est peu ou prou ce que proposait Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français de juillet 2024 où il invitait « l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines, l’État de droit » à « s’entendre pour bâtir une majorité solide ». Quinze mois plus tard, on y est presque, même si cette initiative bute sur la volonté de la gauche, hors LFI, de réclamer Matignon.

Car l’hypothèse d’un Premier ministre de gauche est aussi en discussion. « On n’a pas essayé la gauche et il faut leur tendre la main », explique une personnalité de Renaissance, issue de la gauche, qui milite pour ce qui pourrait ressembler à un accord de non-censure. « Il y a des convergences », assure-t-elle. Car l’addition des écologistes, des communistes des socialistes et du bloc central, fait une majorité. En théorie.

Macron maintient la pression

Mais en pratique, Emmanuel Macron considère depuis 2024 que c’est le rapprochement du bloc central et des LR qui est un pôle de stabilité. Sauf que son président, Bruno Retailleau, est pointé du doigt par une partie de son parti, notamment Laurent Wauquiez pour avoir contribué à la chute du gouvernement. « Retailleau a envoyé valdinguer le socle commun. Ce n’est pas à la hauteur du moment », glisse un conseiller.

Le chef de l’État, bien que muet sur la situation politique, ne manque rien et reste très actif en coulisses. Il a reçu ce mardi les présidents des deux chambres : Yaël Braun-Pivet (Assemblée) et Gérard Larcher (Sénat). Les consulter est une obligation constitutionnelle avant une dissolution. En laissant fuiter cette rencontre, Emmanuel Macron met la pression sur toute la classe politique qui redoute une dissolution plus que tout.



2025-10-07 17:30:00

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