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La tension politique s’est accentuée lundi après l’agression mortelle de Quentin Deranque, sur fond d’accusations croisées entre organisations militantes et responsables politiques. Dans ce contexte, la cheffe des députés La France insoumise, Mathilde Panot, a demandé publiquement que le collectif Némésis soit écarté des événements de son mouvement.
Interrogée sur LCP, Mathilde Panot a affirmé que son groupe ne réclamait pas l’interdiction du collectif, mais son exclusion de ses rassemblements. « Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations. Sinon ça va mal finir », a-t-elle déclaré.
Elle a aussi évoqué des tensions récurrentes, assurant que « nous avons alerté depuis des années sur la manière dont nos meetings, nos manifestations, étaient attaqués par des groupes d’extrême droite », estimant qu’« il y a alerte dans ce pays ».
« Cela n’a rien à voir avec nous »
Selon le collectif Némésis, Quentin Deranque assurait la sécurité de militantes venues manifester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le gouvernement a évoqué la possible implication d’anciens membres du groupe antifasciste dissous La Jeune garde.
Mathilde Panot a pris ses distances avec cette hypothèse, affirmant : « S’il y a des gens ex-Jeune Garde qui se trouvent dedans, j’appelle à ce qu’ils soient punis », tout en ajoutant que « cela n’a rien à voir avec nous ». Elle a aussi dénoncé une récupération politique, jugeant que « la manière dont ce drame est instrumentalisé est lamentable politiquement et vise à marginaliser La France insoumise ».
Notre dossier sur La France Insoumise
Les propos de la députée ont provoqué des réactions immédiates. La fondatrice de Némésis, Alice Cordier, l’a interpellée sur X, écrivant : « Que sous-entendez-vous par « ça va mal finir » ? […] Vous nous menacez de mort ? » Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué cette déclaration, affirmant : « Ce n’est pas ça la démocratie Mathilde Panot », avant d’ajouter : « Chacun a le droit de s’exprimer sans risquer sa vie parce que vos amis de la Jeune garde ont décidé de tuer. Nous sommes des démocrates, nous n’empêchons personne de s’exprimer, vous feriez mieux de vous reprendre illico ».
2026-02-17 00:23:49
